Drames de la route : espoirs et changements ?

 

A 14 ans, ne jamais revenir du terrain de foot …

Guillaume, 14 ans,  est mort, fauché sur la route alors qu’il revenait du terrain de foot de Wavreille sur son vélo. Surpris, un policier, circulant normalement au volant de son véhicule de service, n’a pu l’éviter. C’est triste à dire et à écrire, mais c’est le type même de l’accident, défini comme un « événement imprévisible ». Les parents de Guillaume ont probablement une tout autre opinion à propos de ceci mais c’est très compréhensible : comme dans n’importe quelle semblable tragédie, leur fragilité est immense et leur détresse, sans nom. Nous ne chercherons pas vraiment un responsable à ce drame puisque quelles qu’en soient les circonstances, Guillaume aura finalement  payé le plus lourd tribu à son insouciance de gamin. Ce triste accident a fait l’objet, le vendredi 15 septembre dernier, de quelques instants de recueillement sur les lieux même où il s’est déroulé. Les parents souhaitaient la discrétion et parmi l’assemblée, on voyait surtout quelques jeunes qui, en Guillaume, avaient perdu l’un de leurs amis et qui, par leur présence, voulaient apporter le témoignage des liens qui les unissaient. Une messe suivit cette discrète commémoration.

                                                 Encore un tueur en liberté …

Quant à Steve Léglise (12 ans), tragiquement décédé lui aussi alors qu’il rentrait chez lui à vélo, les circonstances de sa mort sont bien différentes : son bras gauche tendu, il venait d’indiquer clairement son intention de regagner sa maison et 3 voitures le suivaient, attendant patiemment sa manœuvre. Impatient ou, plus sûrement, complètement inconscient, un fou les a tous doublés à très grande vitesse (120-140 km/h sur une route à 2 bandes !) et a percuté Steve de plein fouet, ne lui laissant bien entendu aucune chance. C’est donc juste devant son propre domicile que Steve a été fauché par un individu possédant 2g d’alcool dans le sang, soit 4X plus que la limite permise. C’est tout dire mais nous reviendrons plus loin sur cet inépuisable sujet de l’alcool au volant chez nous.

Durement touchés et très éprouvés par ce drame, on le serait à moins, les parents de Steve ont souhaité marquer le coup. Choisissant le cadre des Fêtes de Wallonie qui se déroulaient à Namur (puisque la localité de l’accident, Waulsort, se trouve à quelques kilomètres à peine), ils ont mis sur pieds une grande promenade « vélos, motos,  quads et voitures » de Hastières à Namur, soit environ 45 kms. Par souci de sécurité évidemment, les cyclistes empruntaient aussi le circuit Ravel avoisinant, autorisant de la sorte petits et grands à participer à la même manifestation sans (trop de ?) risques. Ce fut d’ailleurs assez émouvant de voir un tel rassemblement devant, par exemple, le domicile de Steve : c’est essentiellement vers les gosses que se tournaient nos regards et personnellement,  en les voyant, innocents, pleins de vie et excités de se voir ainsi au milieu d’anonymes de tous âges. Il est seulement regrettable de constater que pas mal d’adultes semblaient ne pas connaître du tout la principale motivation de cette concentration, la prenant telle une simple ballade, allant parfois jusqu’à la confondre avec une compétition : la plus belle preuve en est cette incitation aux plus jeunes de pédaler plus vite au sein du groupe, ce qui était évidemment contraire à l’esprit même de ce rassemblement. Ceci traduit à merveille le fait que les petits ne sont pas nécessairement les plus dangereux …

Recueillement, émotion et … sécurité

Sur le plan de la sécurité, il n’y eut rien à redire, loin s’en faut puisque la police fédérale veillait à tout instant, balisant les routes, escortant la « meute » et, cerise sur le gâteau, se fondant même à vélo dans le peloton. C’était à la fois beau à voir et rassurant pour tous les participants, ceux-ci l’ayant d’ailleurs fait largement remarquer à qui voulait l’entendre.

Le dépôt de fleurs devant la maison de Steve et des ses parents fut l’occasion pour tous de se recueillir devant l’endroit même du drame ; on en venait à se dire que le triste individu qui a fauché le petit garçon aurait dû finir sa route dans l’eau … en espérant qu’il ne sache pas nager : de la sorte, jamais, il n’aurait eu l’occasion de rencontrer Steve sur son chemin.

                       Les parents : des empêcheurs de tourner en rond ?

Etait également prévue une rencontre à Namur devant le Ministère de l’Equipement et du Transport et de quelques autres représentants politiques, présents (mais pas du tout en masse, loin s’en faut), Fêtes de Wallonie obligent. A notre arrivée même au siège du MET, un automobiliste, qui avait brutalement démarré de son espace de parking, venait de renverser un couple de piétons : probablement allergique à ce type de petit événement (soi-disant sans importance) dans un gros (les Fêtes de Wallonie), la Presse n’a pas relaté cet accident et au moment d’écrire ces lignes, nous en ignorons encore conditions (vitesse et/ou Péket  ?) et conséquences. Par pudeur ou très hypocritement, la presse évoquera assurément «un regrettable  manque de place »… Disons que cela revêtait aussi, à nos yeux du moins, un caractère hautement symbolique puisque l’amusement (le folklore si vous préférez) cédait temporairement sa place à la dure réalité du quotidien.

Et précisément, en fait de personnalités présentes devant le MET pour nous recevoir, il n’y avait pas grand monde : seul M. Bellot (député-Bourgmestre de Rochefort) prononça quelques mots forts  et encourageants, les rares autres (M. Fourneau par exemple) y allant bien d’un bref discours mais à consonance politique aiguë ou se contentant de généralités, comme tout le monde pourrait en dire. Ce fut l’occasion pour la maman de Steve de remettre à M.  Walgraff, Conseiller auprès du Ministre Antoine, une pétition récoltant 6000 signatures pour une plus grande sévérité en ce qui concerne l’alcool au volant, lui précisant bien que cette liste de noms ne devait pas demeurer au fond d’un tiroir. Gageons qu’elle sera entendue mais nos associations (GAR, PEVR, SOS Week End et Partageons la Route) lui ont déjà recommandé de ne pas trop se faire d’illusions en matière d’appuis politiques au niveau des sanctions routières : la Belgique est dramatiquement lente, voire davantage, sur le plan des modifications des lois, même lorsqu’elles concernent des assassins de la route.

Après ces quelques joutes verbales sans démesure, les organisateurs avaient prévu une brève intervention auprès de l’animation du Ravel (Parc Astrid) mais en fait d’intervention, on leur accorda gracieusement 3’50 (comme un vulgaire écran publicitaire) pour préciser le pourquoi de leur manifestation ; ils n’auront certainement pas été beaucoup écoutés car ils donnaient la pénible impression de déranger : « et une chope de plus svp, Madame a fini de parler » … On fera remarquer que plus que l’audience elle-même auprès du public, c’est la façon honteuse et presque scandaleuse avec laquelle  ils ont été accueillis : on ne demandait pas grand chose, on ne demandait pas non plus à chacun d’être grave et muet, mais quand même … Et Pierre Theunis dans tout cela, humoriste pourtant, qui semblait s’emmerder ferme sur la scène au cours des quelques mots de Jennifer (la sœur aînée de Steve) et importuné dans ses activités du dimanche.

 

Un combat contre des moulins à vent …

C’est un lâcher de ballons qui mettra un terme à cette promenade, aussi dénommée « Route de l’espoir et du changement … ». J’ai presque envie d’écrire « erronément dénommée ainsi » et si je vous en  explique le pourquoi, sachez aussi que c’est l’ensemble des asbl de sécurité routière qui le pensent. En effet, il y aujourd’hui belle lurette qu’ associations et parents luttent pour que soit enfin reconnue chez nous la notion de  « délinquance routière » et l’alcool au volant en fait bel et bien partie. Tuer un enfant, ou, plus généralement, une personne, en conduisant son véhicule sous influence alcoolique constitue, à nos yeux, un homicide volontaire passible des Assises. Evitons toutefois la confusion : nous n’avons jamais dit que le fait de tuer dans ces conditions est un acte délibérément choisi ; par contre, le fait de boire de l’alcool ne résulte jamais d’une action due au hasard : c’est voulu et l’on n’est jamais contraint de le faire ; par conséquent, conduire dans cet état résulte, in fine, d’un choix.

Concernant cette race , hélas répandue, de conducteurs-tueurs, nous avons vraiment l’impression que les parents des jeunes tués de la route n’ont pas leur place dans notre justice, celle en tout cas qui est d’application dans nos frontières. Et ceci n’est même pas péjoratif : ils sont considérés comme des gens auxquels on a fait subir un dommage, et pas davantage. C’est décidément faire peu de cas de l’immensité de leur douleur et de l’irréparable cassure survenue dans leur vie en raison de cet accident et de cette disparition.

Pour en revenir au cas qui nous occupe maintenant, je serai complet en vous disant que l’intéressé (c’est le mot utilisé par les policiers) a fait l’objet de 28 jours d’incarcération, son permis de … tuer (en quelque sorte, un port d’arme déguisé) lui ayant alors été restitué et 28 jours, c’est exceptionnel pour cette faute : d’habitude, c’est nettement moins (et parfois même, beaucoup moins) … Cette sanction extrêmement minimaliste en regard de la grandeur de la faute commise, est tout bonnement ahurissante ; elle l’est d’autant plus que le conducteur en question est un multirécidiviste qui, aujourd’hui, claironne à qui veut l’entendre qu’il « n’est pas prêt de changer de comportement parce qu’il a tué un enfant sous l’emprise de la boisson ». En d’autres termes et puisqu’il n’est pas mis hors d’état de nuire, il recommencera ou, à tout le moins, il dispose de tous les outils pour le faire. Le plus grave est que les autorités le savent et sont, comme nous, pleinement conscientes de la chose ; une grande différence avec nous cependant : ce n’est pas un point figurant dans leurs priorités et la modification du Code existant est un obstacle qu’ils ne veulent même pas se donner la peine de vaincre alors qu’ils ont, en mains, toutes les clés pour y parvenir assez facilement. Le changement à ce niveau est un Everest contre lequel ils ne prennent pas la peine de s’engager. C’ est grave.

Enfin, et comme chacun sait, il est plus que temps d’éviter les drames de la route. Il existe pourtant un moyen simple que nous préconisons depuis longue date : lors des contrôles d’alcoolémie par la Police, pourquoi ne pas agir préventivement en exigeant du conducteur sous influence qu’il fasse directement des peines de travail alternatives (PTA) ou qu’il subisse des peines supérieures à 15 jours de suspension de permis, comme c’est le cas actuellement en raison d’une décision de la Cour d’Arbitrage. Toutefois, ne nous leurrons pas car même ces dernières mesures n’auraient qu’un effet dissuasif mineur lorsque l’on affaire à un véritable alcoolique.  Quant au retrait définitif du permis, la confiscation du véhicule ou l’incarcération du conducteur pour « conduite en état d’ivresse », il s’agit de mesures à la fois impensables ou trop facilement contournables.

                            Alcool au volant : encore taper sur le clou

En conclusion, l’alcool au volant est un grave problème dont on ne sortira jamais tant que la Belgique, en s’alignant sur d’autres pays, n’adoptera pas la tolérance zéro. Or, face à l’immensité de notre culture brassicole et aux intérêts financiers considérables mis en jeu (voir les lobbys des grandes marques), cette restriction n’est pas pour demain. Alors, M. et Mme Léglise, bravo pour votre initiative, armez-vous de courage pour la suite mais  n’attendez surtout pas de miracles : les enfants tués sur nos routes sont une réalité quotidienne à laquelle les politiques n’accordent qu’une attention tout à fait mineure, secondaire. Soyons-en conscients mais nous vous soutiendrons, au même titre que trop d’autres parents, dans ce difficile combat, avec l’espoir que des choses changeront. Ce n’est hélas, pas pour demain et même si cela figurait dans les termes d’une déclaration gouvernementale, nous avons pris l’habitude, en ce domaine, de ne guère nous fier aux promesses  parce qu’elles ont un arrière-goût d’électoralisme …

 

Albert GILLIQUET - Vice-président

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17 juin 2006

HASTIERE : Manifestation
 
EN SOUVENIR DE STEVE
une ballade pour Steve et pour toutes les victimes innocentes de la route qui
ne demandaient  qu'à vivre et à laquelle, participait l' association " PEVR"
 
 
Steve avait 12 ans quand il a été renversé mortellement par un chauffard ivre.
C' était le 21 juin 2005. Ses parents continuent à se mobiliser.
Samedi 17 juin 2005, comme ils l' avaient déjà fait l' an dernier, ils ont organisé
Une randonnée à vélo, d' Hastière à Hastière  par les trois ponts, c' est-à-dire par
Hermeton, Agimont, Heer, Hastière-par-delà et Waulsort, avec arrêt devant chaque
école pour la pose d' un panneau de prévention. Il y avait une trentaine de participants
à Prendre le départ de la randonnée encadrée par les motards et les policiers à vélo
Et en combi de la police de Haute-Meuse...
Le Bourgmestre d'Hastière et l' échevine, Mme Casteleyn, ainsi que l' échevin Bastin
d' Onhaye assistaient au départ du circuit assorti aussi d' un concours de dessins d' enfants
Sur le thème de la sécurité routière.
Présent également, le Député Fédéral et Bourgmestre de la ville de Rochefort Mr F. Bellot
A pris la parole devant la croix de Steve et a exprimé lenteurs des procédures judiciaires et
Des assurances , pas de politique francophone d' amélioration de la circulation etc...
Marie-Ange, la maman de Steve a elle aussi exprimé plusieurs regrets, elle réclame des sanctions plus
Lourdes envers les chauffards récidivistes, par exemple , le retrait du permis à vie.
Celle-ci au bord des larmes, s' est adressée à son "bonhomme" :
Tes rires, tes jeux, ta présence nous manquent. Tu étais tellement plein de vie.
On t' a enlevé à nos bras, mais on ne pourra pas nous retirer les 12 années de bonheur que
Tu nous a données, ton amour nous aide à continuer notre chemin et nous donne la force
De nous battre pour que d' autres ne vivent plus ce que nous vivons....
 
Le chagrin fait naturellement partie de nos vies; tout autant que nous sommes, nous avons à
Certains moment de notre vie, à faire face à une forme de malheur ou de perte quelconques.
Qu' il s' agisse du décès d' un être cher dû par accident ou maladie....
C' est à travers ces événements malheureux auxquels nous sommes confrontés que nous pouvons
Transformer notre vie et y trouver un sens nouveau.
 
Nous n' attendons plus rien de nos politiciens " Grands pouvoirs" = Petits espoirs"
 
Patricia (maman de Grégory)

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Tribunal de Dinant, 26-07-06

 

La mort de Steve :

 

Un verdict sévère au parfum de scandale …

Voici brièvement les faits : le 21 Juin 2005, alors qu’il rentrait chez lui (à Waulsort, près de Dinant) à vélo, le petit Steve LEGLISE (12 ans) avait été renversé et tué par un conducteur ivre, juste devant sa maison. Selon des témoins, il avait clairement indiqué son intention de virer à gauche (vous lirez plus loin l’importance de cette précision). Le chauffard de 53 ans (2.13g dans le sang au moment des faits, excusez du peu) était un multirécidiviste et son « pedigree » à tous niveaux (roulage, vol, recel, menaces, …) nous avait plus que fortement interpellés et fort heureusement, nous étions bien assis lorsque nous avons découvert son ahurissant CV : par exemple, c’était à se demander comment un tel individu pouvait encore se permettre d’évoluer en auto sur la voie publique, compte tenu des dangers qu’il faisait courir aux autres en raison de son alcoolisme chronique … Il y a quelques mois, la question, au demeurant restée sans réponse convaincante, avait d’ailleurs directement été posée à Mme. ONKELINX par les parents de Steve et par nos associations.

Par la suite,  le combat qu’ allaient mener Marie-Ange OFFROY et Alain LEGLISE (les parents du petit) contre la (ou l’in) justice fut extraordinaire, d’une intensité presque dramatique - car quasi quotidien - en même temps que triste : des parents ne devraient jamais se battre pour que l’assassin de leur enfant soit plus sévèrement puni lorsqu’il a accumulé tant de fautes graves et commis l’irréparable ! Cette guerre nous donna bien des leçons en matière de courage, d’opiniâtreté et d’abnégation.  C’était aussi une lutte pour que pareil accident ne se reproduise plus et ils bataillèrent ferme aux plus hauts niveaux pour que des alcooliques ne tuent plus nos enfants sur les routes.

  Je ne reviendrai pas ici sur les diverses manifestations mises sur pied par les parents du petit Steve, ni sur les multiples étapes de la procédure, relatées dans nos colonnes en temps voulu.  Mais revenons plutôt à ce qui nous intéresse ici : le mercredi 26 Juillet dernier, le Tribunal de Dinant a enfin rendu son verdict, à savoir SUSPENSION A VIE du permis de conduire et EMPRISONNEMENT DE 5 ANS, dont 4 avec sursis, pour l’assassin ! Manifestement, le Juge a voulu prononcer une sanction exemplaire certes, mais figurant dans le panel des peines prévues au Code pénal en Tribunal de Police (Loi relative à la Police de la circulation routière, coordonnée par l’AR du 16 mars 1968) dans le but de décourager ceux qui boivent et prennent le volant. Néanmoins, je m’estime assez bien placé pour savoir que la conduite d’un véhicule en état d’ivresse n’est pas véritablement un souci pour qui est sous l’emprise de la boisson, Quoi que l’on fasse, le problème subsistera donc toujours. Il n’empêche que c’est essentiel pour frapper les esprits rebelles ou retors. Ceci mis à part, ne nous faisons guère d’illusions et certains sont ainsi faits qu’ils prendront encore le risque de conduire en état d’imprégnation alcoolique ou même, d’ivresse manifeste.

  Bien entendu, les parents de Steve sont plus que satisfaits du verdict émis : ce n’est pas une récompense à leur patience, ni à leur acharnement. Ils considèrent cela comme une sanction juste, à laquelle ils ne s’attendaient guère. Ils voient aussi en cette suspension à vie et en cette mise sous les verrous des éléments qui vont définitivement placer ce triste sire hors d’état de nuire. Le tribunal a décidé de faire preuve d'une extrême sévérité, ayant estimé que ni les mises en garde antérieures, ni cet accident avec des circonstances dramatiques, ni la détention préventive n'ont engendré de réaction chez le conducteur, d’autant que ce dernier avait de nouveau été contrôlé le 6 juillet 2006 en état d'ébriété.

Il reste à espérer 2 choses : d’une part, que l’individu purge la totalité de sa peine d’emprisonnement et d’autre part, qu’il ne prenne pas le risque de reconduire illégalement le type de véhicule pour lequel la déchéance a été prononcée (avis purement personnel et qui n’engage que moi : il ne faut certes pas se décourager mais j’ai la ferme conviction que la prestation d’un an en prison ne sera pas réellement effective et que la malhonnêteté de cet homme – jamais présent aux audiences : dépression attestée par des certificats médicaux de complaisance ! –est telle qu’il n’hésitera pas longtemps à circuler hors-la-loi, une fois achevé son emprisonnement).

  On aurait pu croire la logique respectée : c’est illusoire et même totalement faux. En effet, au terme du procès, M. BOSSERET (c’est son nom) ne sera pas reconnu responsable de l’accident, donc de la mort de Steve : ce serait au contraire celui-ci qui a fait une manœuvre inattendue et brusque pour virer à gauche. En d’autres termes, le drame serait quand même survenu si le conducteur avait été sobre … « Il vaut mieux entendre cela que d’être sourd » dit-on fréquemment : pour ma part, dans le cas présent, j’aurais préféré être atteint de totale et incurable surdité ! La vérité a donc été bafouée, voire totalement violée, et en rendant un verdict des plus sévères, le Juge a très certainement imaginé que la famille de Steve allait s’en satisfaire et crier « hourra ! On l’a enfin eu » . Erreur car leur réaction – et on les comprend- est tout autre car Steve n’aurait jamais connu la mort si ce chauffard n’avait consommé que de l’eau ou du soda : c’est même une totale hérésie que de croire cela et surtout, d’essayer de le faire avaler au public et surtout, à la PRESSE … Entre nous, ce gars – pour parvenir à « ses » 2.13g – devait avoir ingurgité environ 15 consommations alcoolisées (min : 10, max : 20, pas mal) : c’est presque  mathématique, pour autant, bien entendu, que la prise de sang ait été réalisée juste après l’accident. Et qui osera me dire que les réflexes ne sont pas fortement réduits après autant de verres ? Son avocat peut-être ?

  En résumé, la peine dont écope Benoît BOSSERET est relative à son seul état d’ivresse : il est coupable d’avoir ainsi conduit une voiture sur la route et c’est donc uniquement cela que lui reproche la Justice, en plus d’être, au moment des faits, en état de récidive légale. Il est par là même, acquitté d’homicide involontaire. C’est à peine si  l’on parla de Steve, soudain devenu … responsable de l’accident, donc de sa propre mort. A ce sujet, la maman de Steve a tenu les propos suivants : "reporter la faute sur un garçon de 12 ans qui est mort, qui ne sait plus se défendre, c'est le tuer une seconde fois. C'est honteux ! Nous sommes dégoûtés."

  Pour ses parents, mais aussi pour nous tous, c’est un donc autre scandale auquel il nous a été donné d’assister. Décidément, la Justice belge est nulle lorsqu’il s’agit de juger les assassins de la route,  surtout ceux qui boivent. Marie-Ange, Alain, Dany et la sœur de Steve vont continuer leur lutte en compagnie de nos asbl pour que cela n’arrive plus. C’est un pari difficile mais nous voulons faire modifier quelques règles en matière  de peines notamment.  Nous avons déjà attaqué cet Everest par l’une de ses faces, mais pour en atteindre le sommet plus efficacement, nous continuerons par les autres, une à une s’il le faut, mais pas nécessairement avec patience. N’est-ce pas Mme ONKELINX ? (A propos, nous fêterons bientôt le 1er anniversaire de notre dernière visite au Cabinet de la Ministre … Certains comprendront).

  Albert GILLIQUET

Vice-président du GAR

 

ps : au moment d’écrire ces lignes (dimanche 30-07), nous ignorons encore si les parties vont ou non en appel. Vous en serez prochainement informés.

 

Les suites du dossier de Stève 

 

Comme dit précédemment, le chauffard qui a assassiné Stève a été condamné, on peut le dire pour notre pays, assez sévèrement. Voici donc les dernières nouvelles.

Le prévenu n’étant pas condamné pour homicide involontaire, le juge ne pouvait le condamner à 5 ans de prison, mais seulement 4.

Pour la prévention d’ivresse, il était passible d’une peine de 6 mois à 2 ans de prison et en cas de récidive, ce qui est le cas, la peine peut être doublée. Ce qui fait 4 ans de détention.

Le parquet a fait appel du jugement car celui-ci était nul puisque le juge a prononcé 5 ans : le maximum possible était de 4 ans. Il est heureux que le parquet ait fait appel, cela joue en effet en  faveur des parents. On peut regretter que leur avocat n’ait pas remarqué qu’il y avait vice de procédure lors du prononcé !

L’affaire est ainsi renvoyée dans sa totalité au tribunal correctionnel. Ceci permet aux parents du petit Stève de demander des devoirs d’enquête complémentaires et notamment, un contre-expertise afin de prouver qu’il y a bien homicide involontaire. On digère très difficilement les paroles de l’avocat du prévenu  et la conclusion de l’expert du parquet qui, en substance, disaient : Stève aurait, de toute façon, été tué si le prévenu ne s’était pas trouvé en état d’ivresse. C’est honteux car Stève n’aurait probablement pas été renversé et tué si le conducteur n’avait pas consommé d’alcool.

C’est donc une nouvelle et très pénible attente pour les parents de Stève car le tribunal correctionnel, si il a le pouvoir d’augmenter la peine, possède aussi celui de la réduire . Nous savons qu’une déchéance du droit de conduire à vie avait été prononcée.

En attendant le procès, cet individu récidiviste et alcoolique, a toujours un permis en main et conduit. Espérons qu’il ne tuera pas encore d’ici là.

 

ARTICLES DE PRESSE :  

JUGEMENT DU TRIBUNAL CORRECTIONNEL DE DINANT : 19 février 2007

« Steve peut reposer en paix … » : les paroles de la maman de Steve à la sortie du tribunal

Il semble superflu de relater, à nouveau et en détails, les circonstances de ce tragique accident. Je pense en effet qu’elles sont désormais connues, la presse quotidienne, radiophonique et télévisée en ayant fait, et c’est normal, ses choux gras. De son côté, le GAR y a d’ailleurs consacré un large écho à plusieurs reprises, à la fois  sur son site et dans sa brochure. Il convient  juste préciser que nous étions restés constamment aux côtés des parents du petit Steve dans leur combat pour que soit rendu un verdict plus sévère à l’égard de celui qui avait tué le petit garçon ; en fait, pour ses parents, il ne s ‘agissait pas seulement d’appliquer un peine plus dure à l’encontre du chauffeur, mais surtout de faire admettre au Tribunal que le gamin n’était pas responsable de l’accident. Car tel était le cas jusqu’à présent puisque précédemment, « on » avait alors estimé que

-         le jeune cycliste avait indiqué trop tardivement et trop brusquement  son intention de virer à gauche pour rentrer chez lui

-         et surtout, que le conducteur aurait de toute façon renversé l’enfant même s’il n’avait pas bu, ce qui semblait à tous (sauf au Juge) ahurissant. Contrairement à ce que  j’écris souvent, il valait mieux être sourd que d’entendre cela. C’était, de toute façon,  le reflet d’une ignorance totale quant aux effets de l’alcool sur un être humain et a fortiori, sur la conduite d’un véhicule en état d’ivresse.

-         En 1ère Instance donc, il apparaissait que le petit Steve était responsable de sa propre mort, de quoi crier au scandale ! Pour sa part, le chauffard était donc condamné pour la seule prévention d’ivresse au volant, aggravée par le fait qu’il était en état de récidive légale.

  Le lundi 19 Février dernier, suite à l’appel introduit par le Parquet, le Tribunal de Dinant a enfin rendu un jugement plus cohérent, plus logique,  dans cette triste affaire puisqu’il a enfin condamné l’automobiliste dinantais (53 ans) à 3 ans de prison, dont un ferme, et à la suspension à vie de son permis de conduire, estimant que « « l'attitude du prévenu est critiquable car il se trouvait dans un état d'alcoolémie et d'ivresse avancé, état qui a manifestement influencé son aptitude à conduire »,  Quant aux responsabilités, le Tribunal a enfin reconnu que ce conducteur avait 75% des torts à sa charge : à notre sens, c’est la moindre des choses puisque ce multirécidiviste avait 2.13g dans le sang ( !) au moment des faits et que sobre, il est quasi certain qu’il aurait pu éviter le jeune cycliste. Les 25% de responsabilité restants sont à charge de Steve, considérant que celui-ci avait peut-être manœuvré un peu trop brusquement pour tourner à gauche alors qu’il était suivi. Comme l’a d’ailleurs dit très objectivement  Marie-Ange, la maman de Steve, « je n’étais pas là au moment de l’accident et ne pourrai donc jamais dire que c’est vrai ou faux ».

Je m’en voudrais de passer sous silence l’effarant pedigree de ce multirécidiviste, que son avocat a qualifié « d’autiste social » et dont il dit aussi « qu’il regrette infiniment » :

-         5 jugements correctionnels

-         7  de Tribunal de Police

-         32 mois de prison

-         de multiples déchéances du permis.

(source : DH janvier 2007)

  On relèvera d’ailleurs que même le Tribunal a stigmatisé cette absence de prise de conscience de son alcoolisme : le prévenu ne se soigne pas (« à qui s’adresser ? », ce sont ses propos), continue au contraire à boire et roule sans permis de conduire. Dernier détail, et presque pour l’anecdote : le 22 décembre 2006, il a commis un vol à l’Eurocenter auquel il s’était rendu … en voiture. Il y a des individus qui sont indécrottables et je suis convaincu, sans risque de me tromper, qu’il appartient à cette dernière catégorie.

  De cette très pénible affaire, il en demeure que les parents de Steve (ainsi d’ailleurs que Dany, le compagnon de Marie-Ange) attendaient ce jugement depuis 21 mois. Mais, personnellement, ce n’est pas tant la longueur de la procédure qui m’interpelle le plus : en Belgique, nous sommes relativement familiarisés avec pareil délai. C’est davantage l’opiniâtreté de Marie-Ange (la maman de Steve) qui m’a constamment frappé : ses interventions médiatiques, toutes accompagnées de propos incisifs à l’encontre de la Justice, ont été innombrables ; elle a tancé les politiques (s’en mettant assurément quelques uns à dos), alerté  la presse, fait aboutir une solide pétition (réunissant pas moins des milliers de signatures) auprès de la Ministre, … Bref, elle a dépensé une énergie folle pour mener à bien son combat, au point de mettre sérieusement en péril sa propre santé. Certes, il y avait le chagrin, l’incommensurable peine d’avoir perdu son enfant. Mais à côté de ce désarroi, trônait une envie indestructible que Steve soit reconnu comme une victime et qu’un tel drame ne survienne plus jamais. Dès lors, ce fut une guerre à boulets rouges, de tout instant, sans répit, qui fut livrée contre celui qui avait commis l’irréparable. Oserais-je écrire que de la haine transpirait au travers de tous ses propos concernant cet homme ? Et pourquoi pas, car quelque part, je la comprends, nous la comprenons. La ténacité de Marie-Ange aura finalement eu gain de cause : avec le Jugement évoqué précédemment, c’est pour elle, pour ses parents (sans oublier Jennifer, la sœur aînée de Steve). Bien plus qu’une simple satisfaction, la condamnation de ce triste sire est au moins un soulagement.

  Dans nos colonnes, vous avez peut-être lu que le GAR et d’autres associations de sécurité routière (PEVR, APPER, RED) menaient des concertations avec Mme ONKELINX, Ministre de la Justice, et d’autres services compétents, L’un des principaux buts de ces groupes de travail et de ces réunions est de parvenir à requalifier les peines infligées é certains  responsables d’accidents de la route, les récidivistes sous influence par exemple Nous attendons beaucoup de ces travaux, même si leur concrétisation n’est pas pour demain. Vous saurez tout lorsque je vous aurai dit que c’est Marie-Ange, avec notre soutien, qui est à la base de cette initiative, désireuse avec son époux de se faire entendre au plus haut niveau. Et le verdict récemment tombé concernant « son » affaire ne changera rien à son attitude : elle persévèrera avec nous pour faire en sorte qu’aboutisse ce projet … mais pour d’autres enfants. Au terme de tant d’efforts pour son cas, cette conviction, cette abnégation, force le respect. Merci Madame …

  Albert GILLIQUET - Vice-président

  Mars 2007

Lors de l'audience où était rendu le jugement, le ministère public avait demandé l'arrestation immédiate de cet assassin de la route. Le juge en a décidé autrement : "non, il ne risque pas de fuir et ne représente pas un danger pour la société" . Il est donc toujours libre au moment d'écrire ces lignes et toujours en possession de son permis de conduire ! Étant donné que le tribunal d'application des peines est débordé, nous ne pouvons dire quand il purgera sa peine et rendra son permis de tuer. De même, pour l'assassin de Miguel, dont le jugement date de plus longtemps, il est toujours en liberté et en possession de son permis de conduire. Je n'ai pas peur de dire que si ces deux personnages avaient volé l'état, ils seraient déjà en train de purger leur peines ! 

Voilà, une page se tourne au niveau pénal, mais il reste encore l'épreuve de l'audience civile, très pénible pour la famille de Steve, car ce sont des considérations financières qui vont être débattues. Il faudra encore beaucoup de courage et de soutien aux parents de petit pour affronter ces négociations de marchands de tapis que sont les assurances. Nous sommes et resterons bien sûr à leur côtés. Nous tenons à remercier particulièrement Mme Patricia Bodart qui a toujours été auprès de la famille, malgré sa propre souffrance :  elle aussi a perdu un fils sur la route. Merci à toi aussi, Pat.

Cécile Jacob

Pour consulter les articles de presse :

Nous apprenons avec consternation que le condamné se pourvoit en cassation. Inutile de vous dire la révolte de la famille

 

Maintenant, oui, Stève peut reposer en paix

 

Ce mardi 19 septembre, c'est avec beaucoup d'angoisse et d'appréhension que les parents de Stève se sont rendus à la Cour de Cassation à Bruxelles.

Une Cour très solennelle, avec, une fois de plus, une acoustique déplorable, des avocats en robe, voilà brièvement brossé le décor. Le Ministère public a demandé le rejet du pourvoi en cassation de l'assassin de Stève. Le prévenu, comme son avocat, brillait par son absence. Ainsi, jamais les parents n'auront pu mettre un visage sur le nom de celui qui a pris la vie de leur enfant.

C'est en fin de matinée que, soulagés, tous avons appris la confirmation de ce rejet. Ceci met un terme à 2 ans de procédure judiciaire et va permettre aux parents de Stève d'aborder la vie avec un peu plus de sérénité. Leur petit repose en paix.

Le dossier devrait rejoindre Dinant et être transmis au parquet ; c’est ensuite  le tribunal d’application des peines qui se chargera de faire exécuter le jugement de la peine de prison ferme et de la déchéance du droit de conduire à vie. Ceci nécessitera encore du temps !

Ne perdons jamais de vue que, durant toute la procédure, cet homme aura eu l'occasion de tuer maintes et maintes fois sur la route. A quand une justice plus rapide qui ne permettra plus aux assassins de la route de circuler en toute impunité durant toute la procédure judiciaire ?

Il reste maintenant à cette famille à tenter d'un peu se reconstruire, sachant que cet homme sera mis hors d'état de nuire pendant un bon moment.

Si ce combat a été le leur, il l’a été aussi pour toutes les autres jeunes victimes de la route et leurs familles. Parents courage comme beaucoup d'autres, qui au bout de 4, 5 ans et plus, attendent toujours une réponse de la justice.

Repose en paix, petit bonhomme.

 

Cécile Jacob

 

 

Commémoration pour STEVE : Waulsort, le 23 juin 2007

  Ce samedi 23 juin dernier, se déroulait à Waulsort (près de Dinant), une commémoration en  hommage à Steve LEGLISE (12 ans), tué devant chez lui il y a 2 ans déjà par un conducteur ivre et récidiviste de surcroît. Un temps maussade présidait à cette petite manifestation qui accueillait une trentaine de personnes pour déposer quelques fleurs sur la tombe du jeune garçon, puis se réunir devant la croix dressée à l’endroit même de l’accident, juste devant la maison familiale. Si l’une ou l’autre personne prit la parole (Marie-Ange, la maman de STEVE, Cécile JACOB, Présidente du GAR, Yvette DOUCHIE, Représentante du GAR en Province de Namur, …), on releva également les discours du Bourgmestre d’Hastières et de celui de Rochefort, le Député MR François BELLOT. A propos de celui-ci, on notera que sa présence aurait pu sembler surprenante lorsque l’on considère que « sa » commune n’est pas particulièrement proche de Waulsort : elle résultait simplement d’une promesse faite à la Maman de STEVE : il répondrait toujours présent lors de tout rassemblement pour le petit. Nous soulignerons aussi la combativité M. BELLOT à la Chambre de en faveur des victimes de la route et d’une justice à la fois plus rapide et moins clémente en faveur des responsables d’accidents mortels.

  Cet anniversaire amène à 3 remarques :

-         31 personnes, c’est peu et décevant, surtout pour les parents de STEVE et Dany, le compagnon de Marie-Ange. C’est la preuve que la mort d’un enfant, tué sur la route par un alcoolique ne frappe les esprits qu’au moment même de l’accident . L’indignation générale de 2005 a rapidement laissé place à l’indifférence quasi totale. Nous vivons décidément une bien triste époque …

-         RTL s’était déplacée : bravo et merci à l’équipe. Mais pour en faire 10 sec. d’antenne dans le 19h …  Enfin, on dira que c’est mieux que rien !

-         Si bon nombre de représentants du GAR étaient effectivement présents auprès des parents du petit, - ne serait-ce que pour leur dire qu’on ne les oublie pas et qu’au contraire, on les soutient dans toutes les épreuves qu’ils traversent -, on pourra quand même regretter l’absence totale de l’asbl PEVR ou, tout au moins, de l’un de ses représentants : pas une fleur, pas un mot, pas une excuse … rien de chez rien. Le genre de truc qui fait mal, très mal. A se demander si le chagrin de parents et la mort d’un enfant  pèsent encore bien lourd aux yeux de certains … A moins que d’autres considérations n’entrent en jeu.

-         Pour Marie-Ange et Alain, et pour Dany, le calvaire est hélas loin d’être achevé puisque, comme nous vous le relations par ailleurs, l’assassin se pourvoit en cassation. Avec les responsabilités qui sont les siennes dans l’accident, faillait oser. …

  Albert GILLIQUET - Vice-président du GAR

Rectificatif, 3 juillet 2007

Au moment de rédiger cet article, j’ai commis une erreur dont les conséquences ont nui à certaines personnes de l’asbl PEVR. Si j’ai affirmé que leur absence semblait injustifiée aux yeux de beaucoup, dont moi, la réalité est autre puisque chacune, consciente qu’elle ne pourrait être là, avait adressé un mot de soutien au Papa de Steve. J’ai donc fait confiance à une source verbale non-fiable … (celle-ci devrait se reconnaître). Cela ne m’était jamais arrivé et la prochaine fois, je vérifierai moi-même ou … je m’abstiendrai de tout commentaire susceptible de blesser inutilement.

Je tenais à m’excuser auprès de celles et ceux que j’ai involontairement offensés.

  Albert GILLIQUET

  Ps : Je tenais aussi à ajouter que ce communiqué ne m’a pas été demandé. J’ai estimé qu’il était utile et nécessaire que je le rédige de ma propre initiative.

 

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