Le 11 août 2003, il y a 5 ans que Frédéric décédait des suites de ses blessures.
Son chemin a croisé celui d'un assassin de la route le 09 août 1998.
Cette messe du souvenir lui était dédiée, mais nous avons voulu qu'elle soit un hommage à toutes les victimes de la route et leurs familles.
Nous vous présentons en photos le déroulement de cette cérémonie.
Tu es parti un jour de grand soleil, au printemps de ta vie, nous laissant dans un vide immense, impossible à combler. Plus les années passent, plus il est dur de vivre ton absence. Nous t’aimons infiniment. Que tous ceux qui t’on connu et aimé aient une pensée pour toi en ce triste jour anniversaire. Tu es parti tellement trop tôt, nous sommes en manque de toi.

Au pied de l'autel, les photos des victimes.
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TEXTE
LU EN ENTREE PAR REGINE, LA TANTE DE FREDERIC
Je suis près de vous.

Régine et André Jacob
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Une partie de l'assemblée
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Lecture d'un texte par M. Gilliquet, vice-président du GAR
Je
t'en prie mon Dieu . . .Ils sont si jeunes
La
journée où nous sommes morts était une journée comme les autres.
Nous rentrions chez nous
Nous étions dans la voiture d’un assassin de la route, sans le savoir.
Nous l’avons supplié: « ralenti, tu vas tous nous tuer »
Mais il a refusé.
Comment l'accident est-il arrivé?
Il avait consommé de l’alcool et de la drogue
Il roulait, beaucoup trop vite,
Il se donnait de grosses chances.
Il savourait sa liberté et
frimais.
La dernière chose dont je me souvienne,
J'ai entendu un fracas terrible de vitre et de métal,
et j'ai senti tout mon corps se briser en morceaux.
Je me suis entendu crier.
Soudain, je me suis réveillé tout était calme.
Un agent de police se tenait près de moi.
À côté de lui, il y avait un médecin.
Mon corps était déchiré et couvert de sang.
Il y avait des morceaux de vitre partout sur ma chair.
C'est étrange mais je ne sentais absolument rien.
hé ne tirer pas ce drap par dessus ma tête.
« Je ne peux pas être mort !!
Je suis trop jeune, je dois sortir ce soir,
je dois grandir et avoir une vie extraordinaire.
Je n'ai même pas encore vécu. Je ne peux pas être mort !»
Plus tard, j'ai été placé dans un grand tiroir.
Mes parents ont dû m'identifier.
Pourquoi ont-ils dû me voir dans cet état ???
Pourquoi ai-je regardé maman alors qu'elle voyait la pire atrocité de sa vie ?
Papa avait soudain l'air d'un vieillard. Il dit au préposé:
« Oui, c'est mon fils ».
Plus tard, le salon funéraire a été une expérience troublante.
J'ai vu tous mes parents et amis défiler devant moi,
un par un, en me regardant avec des yeux remplis de tristesse.
Certains de mes copains pleuraient.
Certaines jeunes filles me touchaient les mains et sanglotaient...
« Je vous en prie quelqu'un réveillez-moi, sortez-moi d'ici. »
Je ne peux plus supporter de voir mes parents si abattus.
Ma famille éprouve une douleur si grande
qu'elle peut à peine marcher.
Mon frère est comme un robot.
Tout le monde semble égaré.
Personne ne peut le croire et moi non plus !!!!
« Ne m'enterrez pas, je ne suis pas mort,
j'ai encore beaucoup d'avenir devant moi.
Je veux rire et courir. Je veux danser et chanter.
Ne me mettez pas en terre. »
Hé
toi qui ne tiens pas à la vie,
ne joues pas avec celle des autres,
sois prudent sur les routes
et si tu as bu ne conduit pas s'il te plait.
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L'eucharistie
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Texte lu par Cécile Jacob dédié à toutes les victimes de la route
Mes pensées sont auprès de vous
J'ai mal à mon coeur de mère... Je me
reconnais dans ces mères qui perdent un enfant à cause de la violence
"motorisée". J'ai mal pour ces soeurs et ces frères qui
perdent un maillon de la chaîne familiale. J'ai mal pour tous ces êtres
qui sont victimes de la folie du diable qui schizophrène les cerveaux malades
de ces prédateurs qui mitraillent nos vies de proches des victimes. Nous
qui restons haletants de souffrance et d'incompréhension sur le bord de l'abîme...
Nous qui sommes marqués au fer chaud par ces terroristes qui ont bombardé
notre paysage... Je marche la tête haute mais un voile recouvre mon
visage et parfois j'aimerais disparaître dans les montagnes
J'ai mal parce qu'à moi aussi on a volé un enfant
car celui-ci est mort à petit-feu à cause d'un chauffard qui s'est emparé de
son butin le plus précieux qu'était son adolescence
J'ai mal... car la blessure n'est pas
cicatrisée. Je serai toujours une victime comme mon fils... On lui
a volé sa vie et beaucoup de la mienne aussi... À chaque matin qui se lève...
nos coeurs frissonnent et nous devons "décider" à chaque jour de
survivre à cette horreur!
Quand donc cessera toute cette violence
gratuite?
Je croise souvent sur ma route des jeunes gens .
Et, je retrouve le regard de mon enfant dans le lac trouble de leurs yeux!
Regards furtifs, éclairs subits, coups de tonnerre au coeur!
Un cri se bloque dans ma gorge et mon plexus voudrait
éclater. En eux, je retrouve mon enfant disparu, mon enfant à qui on a
fait mal... l'enfant qu'on m'a volée à moi sa mère!
Dans ce temps-là... j'étouffe ma colère car
elle pourrait tout dévaster. Je ne peux que tendre ma main vers ceux qui
marchent à mes côtés, ceux à qui je prends le temps de dire... va
demander de l'aide, parle-moi je suis prête à t'écouter!
Parfois... je recueille un sourire et c'est
comme un tendre baiser posé sur mon coeur écorché... Parfois, je me
fais rabrouer mais au moins je me dis que j'ai essayé et que chaque geste a sa
raison d'être...
J'ai mal si mal! Pour toutes ces familles et
pour eux, un texte j’ai composé :
Quand quelqu’un meurt, un nuage devient un ange qui
s’envole pour dire à Dieu de poser une autre fleur sur un coussin.
Un
oiseau renvoie ce message au monde et chante une prière silencieuse qui fait
pleurer la pluie.
Nos enfants nous quittent, mais ils ne disparaissent vraiment jamais.
Leur esprit est là-haut, se couche avec le soleil, s’éveille au jour et fait tourner la terre en cercles tourbillonnants.
On peut même parfois les voir danser dans un nuage pendant la journée quand ils sont supposés dormir
Ils colorent les arcs-en-ciel, font déferler les vagues et monter les marées. Ils lancent les étoiles filantes et écoutent les souhaits
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Pour :
Frédéric, Karen et Michaêl – Hubert Lange –
Nicole Huberty – Sébastien Huberty – M. et Mme Beaujean – Juliane,
Yolande, Christine, Marie-Jeanne Schwanen et leur maman. M. Simon Schwanen –
Marcel Jacob. La maman de Karen.
Maxence Genette – Catherine Honoré – Sébastien
Fabré – Christophe D’Amario – Jean-François Jaquet – Jean-Carl Somja
– Sabrina Didelot – Philippe Lange – Véronique Niessen – Anne Sophie
Charlier – Grégory Rommes – Damien Basteleysens – Benjamin Leruth –
Nathalie et Mandy Bado – Jean-Michel Matriche – Michaêl Solot – Marc
Dernier – Laurent Dethier – Jérôme Solheid – Marie herbert – Olivier
Delentrée – Olivier De Roy – Jurgen Verhaegen – Auryns Verians -
Marcel Hamende – Daniel Legat – Olivier Remy – Stéphane Milon –
Benoit Muller – Gregory Van Dieppen – Sylvie Vandenhove – Geoffrey
Monsieur – Marilou Poinsot – Dominique de Pinheira – christian Joassin –
Sébastien Vandervorst et tout les
autres dont il serait fastidieux d’énumérer la liste, tant ils sont
nombreux, malheureusement.
Un pensée également pour tous les handicapés de la
route et pour Wendy qui se bat actuellement pour vivre.
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La tombe de Frédéric au cimetière de Verviers

Recueillement sur les lieux de l'accident

Devant la stèle : la famille, les amis, les parents de jeunes victimes de la route

La stèle sur les lieux de l'accident
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Vos Messages
Chère Madame,
J'ai bien reçu votre invitation à assister à la messe du souvenir qui sera célébrée
en l'église de l'Immaculée Conception à Mangombroux le 10 août prochain en
hommage à votre fils, Frédéric tragiquement disparu le 11 août 1998.
Malheureusement, absent de Verviers à cette date, je ne pourrai être présent
mais je serai de c?ur et en pensée à vos côtés.
Salutations distinguées.
Claude DESAMA
Bourgmestre
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Les parents de Maxence
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Georges , nous savons que ce sont des moments difficile pour toi mais nous pensons à toi. Ton frère Fred est là pour te protégé ainsi que ton petit garçon bisou et à tout à l'heure.
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Bonjour Cécile,
En ces tristes jours de souvenir, je voudrais vous assurer de toute ma
sympathie.
Pas grand chose à dire sinon que, sans l'avoir connu, je pense à Frédéric.
Je pense aussi à vous et à toutes ces familles qui ont connu pareil drame.
Bravo pour vos actions et surtout continuez.
Touring travaille en ce moment à un projet de sécurité routière dans les
écoles avec toutes les forces vives qui peuvent apporter quelque chose.
Je ne manquerai pas de vous en parler d'ici peu.
Amitié
Danielle Mallinus
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Chère madame Jacob,
Ce petit mot pour vous dire que je suis avec vous et votre famille en cet
anniversaire douloureux. Un tout grand merci pour tout ce que vous faites
pour notre association. Ménagez-vous quand même car nous avons besoin de
vous. Frédéric doit en tout cas être très fier de vous.
Amicalement
F. Herbert
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Dany
Maman de Sébastien
bonjour , je n'étais peut être pas présent mais il
resteras tj dans mon coeur
. car pour moi ce n'est pas une date c'est la vie entière . Maintenant moi
j'essaie de moi même de m'en sortir mais bon faut vivre avec toutes mes
séquelles merci bisous a tous.
Raphaël, le meilleur ami de
Fred, blessé dans l'accident.
Bonjour Cécile
Désolé d'avoir failli à vous écrire (cause absence)
Comme d'habitude les mots manquent ...
Chacun sait (ou devrait savoir) que les blessures de l'âme sont toujours
présentes ...
Je suis de ceux qui croient en la vie éternelle ... et là ou il est, je
suis sur au plus profond de mon être que votre fils était lui aussi,
avec vous et les vôtres.
je vous embrasse
Christian
NCA - Nouveaux Conducteurs Associés
Nous vous remercions tous pour vos messages de sympathie, votre présence, vos sms,vos appels téléphoniques. Tous ces gestes ont été pour nous d'un réel réconfort.
Cécile et jean-Pïerre Jacob - les parents de Frédéric
