LE GAR RENCONTRE L'ASSOCIATION MARILOU EN FRANCE

                                                                                                       

Nadine POINSOT, vous l’avez peut-être aperçue à la Télévision (notamment sur FR3, « Vie privée, Vie publique » de Mireille Dumas), pour autant bien sûr que vous soyez intéressé par la Sécurité Routière, même si celle-ci est française.

  Nadine et Philippe Poinsot

Marilou, sa fillette âgée de 9 ans à peine, a été tuée dans un accident (1er janvier 2002) alors qu’elle dormait sur la banquette arrière de la voiture de ses parents, pour leur part blessés lors du crash. Le responsable de l’accident conduisait sous influence de cannabis et comme trop souvent dans ces cas là, il s’en est sorti sans dommage. Plutôt que se résigner et de sombrer dans un chagrin quotidien (ce qui serait bien légitime dans ces circonstances), Nadine POINSOT et son époux Philippe ont lutté pour que le décès de Marilou se révèle quelque part (ils me pardonneront de parler ainsi) utile à d’autres, pour que tous ces irresponsables sous influence(s) soient punis, et sévèrement si possible. C’est ainsi qu’à force de courage (croyez-moi, il en faut dans ce genre de situation) et d’opiniâtreté qu’elle est parvenue à faire adopter en France une loi visant à « punir les conducteurs sous l’emprise de substances ou de plantes classées comme stupéfiants».

 

Le mot a été cité plus haut : opiniâtreté, et c’est bien là un des points communs qui existe entre Nadine POINSOT et Cécile JACOB, Présidente du GAR. Celle-ci n’a jamais voulu que la mort accidentelle de Frédéric (son fils, alors âgé de 21 ans et tué en 1998 à bord d’ une voiture conduite par un jeune homme en état d’ivresse, en même temps que deux autres de ses amis) soit une fin en soi : depuis lors en effet, en fondant le GAR, Cécile s’est principalement consacrée, parmi d’autres tâches bien entendu, à l’aide aux victimes et à leurs familles.

 Ce n’est donc pas par hasard que ces femmes se sont rencontrées via Internet : leurs sites respectifs regorgent de trésors d’informations relatives à la sécurité routière ; et c’est donc bien naturellement qu’elles ont commencé à échanger leurs idées, puis à sympathiser.

 

C’est ainsi que Nadine et Philippe ont, ces 26 et 27 avril derniers, invité chez eux (Hadancourt, France) Cécile et Jean-Pierre (son trésorier d’époux), ainsi que D. MOOSEN (Relations Publiques) et votre serviteur. L’Assemblée Générale de l’association Marilou était l’occasion rêvée pour effectuer ce déplacement. Outre cette réunion, nous avons pu nous recueillir sur la stèle de Marilou, bien triste moment au cours duquel, en voyant les grands yeux magnifiques de la petite sur sa photo, on ne peut que maudire tous ces assassins de la route, et celui qui a tué Marilou en particulier.

 

 

Que dire de l’accueil ? C’est une amie de Nadine, Anne-Marie, qui nous a offert le gîte et le couvert, le tout gracieusement,  avec une gentillesse et un désintérêt hors du commun. Nous étions tous presque gênés devant tant de déférence : on ne parlera pas de « petits plats dans les grands » mais plutôt de grande simplicité, de celle qui fait plaisir à voir et qui fait que l’on semble amis alors que l’on se connaît à peine : plus que de simples invités, nous étions rassemblés par une dramatique cause commune, mais dont, somme toute, on parla peu …

    Anne-Marie : notre charmante hôtesse

Mais, davantage que la manière, je retiendrai surtout que Nadine et Cécile ont pu échanger entre elles leurs pensées de mères ravagées par la perte de leur enfant. Les photos, les reportages, les extraits de presse sont une chose, les paroles en sont une autre et je suis certain que Cécile a perçu cette rencontre avec Nadine comme un réel cadeau, notamment parce chacune d’elle perçoit « son accident » exactement de la même manière, avec les mêmes causes, les mêmes effets et … les mêmes remèdes.

Un globe trotter de la sécurité routière

 

Ultime réflexion personnelle : la vie est stupéfiante de bêtises. Il aura fallu que deux enfants disparaissent pour que se tissent des liens d’amitié entre deux mères, pourtant a priori éloignées (géographiquement s’entend). Autrement dit, sans ces terribles drames, elles ne seraient certainement jamais rencontrées. Je suis mal à l’aise d’écrire cela mais si c’est cela le prix de l’amitié, je trouve que c’est trop cher payé. Et l’expression est faible …

 

 

 

Albert GILLIQUET

Vice-président

 

 

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