Je vous présente Stéphanie. C'est ma filleule et la cousine de mon fils Frédéric.
A travers nous, elle a vécu le drame du départ de notre fils, mais elle a perdu aussi sa maman le 21 juin 2004, décédée à l'âge de 38 ans. C'est maintenant une jeune fille et elle comprend beaucoup de choses. Si sa maman m'apportait tant de réconfort, Stéphanie est pour moi une source de joie, de tendresse et d'amour infini. J'ai découvert, il y a peu ses écrits, j'en ai été très agréablement surprise et je lui ai demandé pour vous les faire partager.
Découvrons-les ensemble .
Merci ma Ninie
Cécile Jacob
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Réveillée
par le bruit de la sonnette
Je
vois papa descendre j’les entends entrer
J’me
lève, descends puis ouvre la porte
Et
l’air de rien pousse un « bonjour ! »
Je
sais déjà pourquoi ils sont là
On
me demande de m’asseoir
Et
on m’annonce « c’est fini »
Les
émotions restent intérieures
Même
si doucement mes larmes s’évadent
Nous
prenons la route pour te rendre visite
Nous
arrivons a l’hôpital, à l’étage des soins intensifs
La
porte s’ouvre et doucement la peur monte en moi
Pour
la première fois je suis stressée à l’idée de te voir
Je
passe la porte de ta dernière résidence
Et
te découvre allongée, si paisible, tu ressembles à un ange
Debout
a côté de toi
Je
me demande si tu m’entends
Tu
ne serais pas fière de moi si je te disais
Qu’égoïstement
je voudrais te garder près de moi
Qu’à
la place de te voir là, je préfèrerais te voir dormir dans ton lit
Mais
tu a déjà assez souffert, tu n’imagines pas la peine
De
papa même s’il essaye d’être fort pour moi j’le sent fébrile
Ses
yeux ne mentent pas, ils sont plein de tendresse lorsqu’il te regarde en
suppliant secrètement que tu reviennes à toi
Je
me décide à poser la main sur la tienne mais le froid s’empare de toi
Ta
main devient glacée j’peux plus le supporter j’retire ma main mais continue
A
espérer que tu te réveilles mais
c’est bien fini
Tes
souffrances se sont envolées avec toi, tu n’as plus mal
Et
tu es là devant moi je ne te quitte pas des yeux car je sais que je te vois
pour la dernière fois
Même
si tu hanteras toujours mes rêves je ne pourrais plus te serrer tout contre moi
Tu
es encore devant nous mais inanimée, ça fait bizarre c’est impossible à réaliser
J’me
sent envahie par un manque inimaginable et impossible à expliquer
Car
pour moi c’est pas toi qu’est morte devant moi
Il
y’a des choses que je ne dirai jamais à papa car
y’a qu’avec une maman qu’on partage ces choses là
Heureusement
que la famille est là quand j’ai besoin de toi
J’espère
que tu es bien là-haut car nous on a mis du temps à s’en remettre
Même
si j’ai jamais vraiment montré que j’ai mal mais tu me connais j’ai
toujours caché mes sentiments
J’te
l’ai pas dit assez souvent pourtant tu m’a toujours appris qu’il fallait
dire ces choses là avant qu’il soit trop tard
Je
comprends à présent l’importance de cette phrase
Alors
j’te le dit… Je t’aime
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Alors
que la mienne s’est arrêtée le soir de ta mort
Les
gens me disent que la vie continue
Que
la douleur de t’avoir perdue va s’estomper
Mais
ils ne peuvent pas comprendre ce que je ressens
Tu
n’est plus là, ça fait si mal
Je
ne peux plus te prendre dans mes bras
Tu
ne franchiras plus jamais la porte de la maison
Alors
que tu t’éveillais à la vie, la mort ta emporté loin de moi
Ceux
qui t’aiment ne s’en remettent pas aussi facilement qu’ils ne le prétendent
Je
le sais, ta grand-mère reste forte pour m’aider à porter mon chagrin
Mais
la moindre petite chose que je fais ou que je vois me ramène a toi
Je
peux pas avancer sans toi
Pourquoi
faut-il que des imbéciles prennent nos enfants en cible pour y déverser leurs
ivresse ?
Il
y a des choses que jamais personne ne pourra m’expliquer
Je
me réjouissais de voir mes futurs petits-enfants et rien qu’à cause d’un
homme soûl, je ne les verrai jamais.
Tu
étais mon seul bébé, un bébé que j’ai élevé avec tout l’amour du
monde
Et
voilà que mon unique enfant s’en est allé, j’ai tant besoin de toi
Je
ne peux que faire semblant de vivre mais je ne fais que survivre
Alors
que j’écris ce morceau de tristesse, mes larmes coulent sur mes joues
J’essaie
de canaliser ma douleur mais elle est trop forte à présent
Tué par un chauffard alors je ne souhaite qu’une seule chose te serrer dans mes bras une dernière fois, te redire a quel point je t’aime et comme tu me manques
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Lorsque
ta vie devient trop dur
Ne
t’arrête pas, baisse pas les bras
Pense
à tout ceux qui seront là pour toi
Penses
pas aux personnes qui te détruisent pas à pas
Leurs
seul amusement est de faire du mal
Faut
pas leurs en vouloir
Leurs
vie est trop emmerdante donc laisse-les s’amuser
Faut
pas se prendre à leurs jeux nous on est sorti des bacs à sable
Et
je sais pas toi mais moi j’ai pas envie d’y retourner
Donc
laissons les pour ce qui sont et continuons notre chemin
D’ailleurs
ce qui ne nous tuent pas nous rends plus forts
Lorsque
ta terre ne tourne plus rond
Cherches
le réconfort auprès de tes amis
Car
sans le savoir ce sont eux tes repères
Si
tu perds la boussole de ta vie eux l’aurons ramassée
Au
moment où tu te seras égarée
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Le
temps nous offre pour seule protection
La
carapace que nos expériences nous force à construire
Qui
devient vite un bouclier
A
toi qui t’approche trop près de moi
Qui
veux plus que mon amitié
Prend
garde à mon armure
Je
refuse de me laisser prendre à tes pièges
Il
m’ont déjà causer trop de mal
Tes
belles paroles ne font qu’attiser ma soif
De
me défendre contre les attaques de ton cœurs
Tu
dis m’aimer pour le simple plaisir de me voir flancher
Et
retombé dans cette fosse glissante
Si
par malheur je laissai tomber cette carapace
Tu
lirais en moi toutes ces souffrances que je souhaitais t’éviter
Et
tu découvrirais un cœur brisé
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Aujourd’hui
mon âme poète a fait surface
J’ai
envie d’écrire tout ce qui me passe par la tête
Pas
de sujet précis alors j’écris sur des choses qui me viennent
Aux
pensées pas la peine d’écrire mais états d’âme
Mais
seulement de me mettre dans la peau de certaines personnes
Me
demander comment je réagirais à leurs place me démange
Besoin
d’écrire et de me dire que je peux faire quelques chose de tout ce qu’on
vis
Mettre
les souffrances ou bonheur en forme de texte
Mettre
des mots sur les maux et les laisser faire leurs chemins d’encre
Sur
mon papier virtuel
Que
même la pluie ne pourra décolorer
Laissez
mes doigts défiler sur le clavier sans trop savoir
Pourquoi
tout les mots qui ce multiplient sont là
Sans
trop savoir pourquoi tout ces mots on besoin de sortir de moi
Besoin
peut-être de liberté un ras-le-bol collectif qu’ils m’envoient
Pour
que je les laissent s’enfuir et me libéré d’un mal-être inconnu
D’ailleurs
d’où viennent t’ils eux ?
De
mon esprit, des milliers de choses que je lis ou vois chaque jours
Ou
tout simplement de mon âme
Je
ne le saurais jamais pas le temps de leurs demander
Ils
s’échappent trop vite de ma mémoire que pour me souvenirs que je les ai pensés
un jour
J’ai
pourtant pleins de questions à leurs posé mais pas le temps de les formuler
Tant
pis ils resterons à jamais graver dans la mémoire de mon pc
Faute
de vouloir la liberté il resterons entre quatre mur de plastic…
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A suivre ...
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