MIGUEL CALLUT ASSASSINE PAR UN POLICIER IVRE

Un policier écraseur (27/12/2004)

 

Ivre au volant, il tue un jeune homme

TAMINES Samedi à 19 h 40, Miguel Callut, qui allait avoir 15 ans le 9 janvier, se trouvait sur le trottoir de la rue de la Passerelle, à Tamines. Une voiture est arrivée derrière lui, empruntant la rue en sens interdit. Le véhicule, une petite Daihatsu bleue, a escaladé le trottoir, accroché la façade de plusieurs commerces dont celle d'une librairie et d'une agence de voyages avant de faucher le jeune garçon. Tandis que celui-ci était projeté sur la rue, la voiture poursuivait son chemin, retraversant la route, arrachant des poteaux de signalisation et un kiosque publicitaire avant de terminer sa course en s'écrasant sur les barrières en béton qui longent les voies de chemin de fer et qui marquent l'accès à la passerelle surplombant le site de la gare.Le conducteur en est sorti en titubant, laissant coincée à l'intérieur sa compagne qui avait une jambe brisée. Il s'est dirigé vers le gamin qui était étendu sur le macadam et il l'a brutalement interpellé en lui ordonnant de se mettre debout. Quelques témoins sont intervenus. Il était évident que l'enfant était gravement touché, notamment à la tête et à la jambe gauche, et ne pouvait pas bouger. Miguel devait décéder à l'hôpital deux heures plus tard.

L'automobiliste avait disparu. Mais très rapidement, les policiers de la zone Sambreville-Sombreffe devaient constater qu'il s'agissait d'un de leurs collègues, Alain B., 45 ans. Aussitôt, le premier substitut Appart et la substitute de garde, Mme Wauthier, étaient alertés et le commissaire en chef, M. Vigneron, descendait sur les lieux. Alain B. a prétendu que, dans le virage de l'avenue Roosevelt, il avait perdu le contrôle de sa voiture et avait ainsi emprunté, sans le vouloir, la rue de la Passerelle en sens unique. Il est probable qu'il roulait vite. Il est certain que son taux d'alcoolémie était de 2,05 grammes pour mille.


Alain B. était connu pour son alcoolisme

Il avait déjà été sanctionné et rétrogradé

NAMUR Alain B. n'était pas en service. Mais ce n'était pas la première fois qu'il prenait le volant en état d'ivresse. Il avait déjà été sanctionné et même rétrogradé. Après avoir été agent de quartier et s'être adonné à son penchant pour la boisson, il avait été contraint de ne plus effectuer que des prestations de bureau. Hier, il a été placé sous mandat d'arrêt et inculpé d'homicide involontaire, d'intoxication alcoolique et d'ivresse au volant.

Pendant ce temps-là, la famille de Miguel Callut découvrait l'horreur. L'adolescent avait passé le réveillon de Noël avec sa maman dans leur maison, au 52 de la rue Sainte- Barbe, à quelques centaines de mètres du lieu de l'accident. Samedi après midi, il s'était rendu à Auvelais chez ses grands-parents, Victor et Maria. Il avait choisi de passer la nuit suivante à Falisolle, chez sa tante Maryline et son cousin Christophe. Il avait pris quelques vêtements et s'y rendait à pied quand il a sauvagement été renversé. Quelques heures après son décès, sa maman a accepté un don d'organes en faveur d'une petite fille.

Hier, toute la famille était réunie à Auvelais. Tous évoquaient Miguel, ce gentil garçon, sans histoire, élève en 2e au collège Notre-Dame, à Auvelais. «Il aimait vivre. Il adorait jouer avec la PlayStation et écouter Eminem. Il devait avoir tous ses cadeaux le 9 janvier, pour son anniversaire», explique sa maman, les yeux remplis de sanglots. Dans le quartier aussi, le jeune homme, sage et sans histoire, était apprécié. Véronique, une amie de sa maman, confie qu'il disait si aimablement bonjour. Personne ne peut admettre qu'un policier, «de ceux qui doivent montrer l'exemple», puisse être responsable d'un tel drame. «Et en plus, au lieu d'appeler l'ambulance, il s'est barré», constate avec dégoût le grand-père.

© La Dernière Heure 2004

Le policier qui a tué Miguel a réveillonné en prison. Son mandat a été confirmé pour un mois

NAMUR Vendredi, M. Panier, président de la chambre du conseil, a confirmé pour un mois le mandat d'arrêt décerné le 26 décembre à charge de Alain Bauduin, 45 ans, de Tamines, inculpé d'intoxication alcoolique, d'ivresse au volant et d'homicide involontaire. L'avocat du policier avait plaidé la mise en liberté mais il s'était évidement heurté aux réquisitions de Mme le substitut Régine Cornet qui demandait le maintient en détention.

On se souviendra que cet homme, policier de la zone de police Samsom, en congé, était au volant de sa voiture en complet état d'ivresse le 25 décembre. Selon ce qu'il avait expliqué, arrivé au bas de l'avenue Roosevelt, il avait perdu le contrôle de sa voiture qui s'était engouffrée, en sens interdit, dans la rue de la Passerelle.

Là, sa pédale d'accélération étant bloquée, il avait tenté de redresser le véhicule mais avait ricoché sur plusieurs façades avant de faucher, de dos, Miguel Callut, 14 ans, qui marchait sagement sur le trottoir. L'adolescent avait été projeté sur le macadam.

Et comme si ces événements n'étaient déjà pas assez horribles, le policier, qui avait 2,05 grammes pour mille d'alcool dans le sang, était descendu de son véhicule pour venir interpeller la victime. Dans un geste odieux, il l'avait secouée, aggravant peut-être ainsi les lésions qui devaient causer sa mort.

Cet accident si malheureux a laissé les habitants de Tamines en état de choc. C'est au point que vendredi, à l'occasion des funérailles de Miguel, les jeunes et bien d'autres ont organisé une marche de la colère. Ils voulaient dénoncer le comportement criminel du policier alcoolique et réclamer de véritables sanctions.

 

DH 01 janvier 2005

 

«J'allais avoir 15 ans» (10/01/2005)

Commémoration de la mort de Miguel Callut, écrasé par un chauffard

TAMINES «J'allais avoir 15 ans ce dimanche 9 janvier. Mais un soir de Noël, on m'a rappelé au ciel»... Ce texte accompagne la photo de Miguel Callut affichée un peu partout dans Sambreville. Il en appelle aussi à la mémoire et à la justice, des thèmes que les proches de Miguel voulaient mettre en évidence, hier, au cours d'une nouvelle marche.

Cinq cents personnes s'étaient réunies sur la place Saint-Martin. Il y avait autant d'ados que de vieux messieurs, de dames respectables et de jeunes parents accompagnés de leurs enfants pour lesquels, on le sent bien, ils veulent conjurer le mauvais sort qu'a connu Miguel. Dans cette foule, les parents du petit Maxence, fauché par une automobiliste, ivre elle aussi, à Liernu, le 17 juin 2002. «Nous espérions avoir sensibilisé les responsables, mais nous nous étions trompés. Les sanctions pour de tels comportements sont insuffisantes», expliquaient-ils, bien d'accord à ce sujet avec M. et Mme Dupont qui ont perdu leur fils unique, également tué par un chauffard, à Dinant. D'autres parents inconsolables avaient rejoint Tamines. Leurs revendications et leur solidarité dans la souffrance deviennent leur raison d'être.

Comme devaient le dire Mohamed El Arbaoui et Nathalie Callut, les parents de Miguel, «il faut que de tels faits soient poursuivis comme des crimes et plus comme des homicides involontaires. Celui qui prend le volant en état d'ivresse et qui récidive est un assassin en puissance. Les parents souffrent toute leur vie. Les tueurs au volant sont sanctionnés au maximum pendant 3 mois. Il faut que le législateur et les juges en prennent conscience. Nous ne pourrons faire notre deuil que quand nous connaîtrons le jugement».

Dans la foule, quelqu'un précisait qu'un mois avant de tuer Miguel, le policier ivre avait déjà démoli trois voitures.

Le cortège s'est rendu au cimetière pour un ultime hommage à Miguel. M. El Arbaoui y a planté une croix de bois sur la tombe encore nue. De retour sur les lieux du drame, tous ont pu déposer des fleurs. Le papa a annoncé l'installation à cet endroit d'une plaque commémorative. Il a souhaité que chaque 25 décembre, on s'y recueille. «C'était mon seul fils. On me l'a enlevé, c'est comme si on m'avait arraché la moitié du coeur», a encore dit la maman.

                                                     500 PERSONNES EN SOUVENIR DE MIGUEL

LE BEAU PERE DE MIGUEL

LES PARENTS DU PETIT MAXENCE

 

Le jour de Noël, complètement ivre, il avait fauché et tué Miguel, un jeune ado de 14 ans NAMUR Hier, la chambre du conseil du tribunal de Namur a ordonné la libération, sous condition, d'Alain Bauduin, le policier de Sambreville qui avait été arrêté le 25 décembre après un dramatique accident de roulage.Ce soir-là, Alain Bauduin, qui n'était pas en service, circulait en voiture dans Tamines. De son côté, Miguel Callut, un garçon de la localité, âgé de 14 ans, se trouvait sur le trottoir de la rue de la Passerelle. Il se rendait chez un cousin où il allait passer le week-end. C'est là qu'il avait été fauché par le véhicule d'Alain Bauduin, qui avait emprunté cette voirie en sens interdit. Il avait été projeté sur le macadam et le policier s'était approché de lui pour le secouer et lui ordonner de se relever. Mais Miguel était mort quelques instants plus tard.Le chauffard était en état d'ivresse. Son taux d'alcoolémie était supérieur à 2 grammes pour mille. Et ce n'était pas la première fois. Les parents résignés Hier, en apprenant la libération, les parents de Miguel se sont montrés résignés. Ils espèrent encore pouvoir obtenir une modification de l'inculpation. Pour eux, un policier qui prend le volant en état d'ivresse prémédite l'accident mortel qu'il va provoquer. Ils regrettent donc que l'inculpation retenue par le juge d'instruction se limite à un homicide involontaire.Pour eux, le comportement de cet automobiliste ivre devrait être assimilé à un assassinat.
S. D.

Source : la DH

POUR REAGIR SUR CE DOSSIER : cecilejacobgar@skynet.be ainsi que sur notre forum.

25 DECEMBRE 2005 A TAMINES. UNE VEILLEE EN HOMMAGE A MIGUEL. 

Son assassin est en liberté depuis un an, il conduit et le procès n'a pas encore eu lieu. Sur le lieu où Miguel a été tué, révolte et tristesse étaient au rendez-vous. Plusieurs parents ont pris la parole afin d'exprimer ce qu'ils pensent de la justice Belge, par rapport aux peines dérisoires appliquées par nos tribunaux aux assassins de la route, récidiviste de surcroît. Miguel, nous pensons à toi et ferons tout pour que justice te soit rendue.

Les photos de la veillée : cliquez ici

Commentaires !

LE JUGEMENT 8 DECEMBRE 2006 TRIBUNAL DE POLICE DE NAMUR

Ce 08 décembre était prononcé au tribunal de police de Namur le jugement contre le policier qui a tué le jeune Miguel à Tamines, en état d'ivresse.
Précisons que le chauffard a été condamné par défaut, car il ne s'est jamais présenté aux audiences.
 
Voici à quoi il a été condamné, sachant que le Ministère Public avait requis 12 mois de prison ferme et 5 ans de déchéance du droit de conduire.
 
18 mois de prison ferme
5 ans de déchéance du droit de conduire, devoir repasser le permis de conduire et des examens psychologiques.
Une amende aussi bien sur.
 
Il n'a pu être incarcéré  au moment du prononcé du jugement puisqu'il brillait par son absence. Notre responsable en province de Namur assistait les parents de Miguel à l'audience de ce matin.
La seule chose que le chauffard puisse faire une opposition au  ce jugement, il ne peut faire appel, ayant été condamné par défaut. Si c'était le cas, une nouvelles audience en tribunal de police aurait lieu et il devrait être présent. Les parents de Miguel espèrent que des peines telles que celles-ci soient plus souvent appliquées lors d'accident avec alcool au volant. Ce jugement fait jurisprudence à Namur, jamais une condamnation de ce type n'a été prononcée par le tribunal de police. . 
La loi prévoit le renvoi devant les assises lorsqu'on peut qualifier les faits d'entraves méchantes aux lois du code de la route. Ici, dans ce cas pas d'alcool, de la vitesse et course poursuite. A quand les assises aussi pour les chauffards ivres en récidive ?
 
L'audience civile pour les parents de Miguel aura lieu le 23 février 2007. Une commémoration aura lieu le 25 décembre sur les lieux même de l'accident à Tamines.

ARTICLE DE PRESSE : La DH :

                                             La MEUSE :

LES PHOTOS DE L'HOMMAGE A MIGUEL CE 25 DECEMBRE 2006 A TAMINES :

Le jugement en ligne avec l'autorisation des parents de Miguel :

Nous apprenons par les parents de Miguel que le condamné a introduit un recours contre le jugement. Nouvelle cruelle attente pour cette famille puisque il y aura de nouveau audience en correctionnelle, on recommence tout ! 

 
 
 
9 janvier 2007
A Miguel Callut

 

Au seuil de son anniversaire , tout juste sorti de l’enfance, un adolescent comme tant d’autres, est confronté aux rudes sauvageries humaines qui lui volent cette adolescence en se trouvant propulsé, suite à une invitation hasardeuse, dans un univers invisible aux yeux des survivants !

Dès qu’il connaît sa phase d'expansion il a déjà perdu en route .Une disparition sanglante, le cataclysme engendré par l’individu, vomi par l’enfer de ceux qui trouvent le bonheur dans les bouteilles, de ceux qui sont quasiment nés dans les tonneaux. De toute évidence, ils ne font pas bon ménage avec le volant, jettent le malheur dans la famille en changeant le cours de leur parcours dans un futur sans avenir.

Vous voulez dire : On ne peut pas briser la vie d’autrui sans payer les prix ? Alors ,où est la justice ? Bonne question , pensez-vous que j'ai une bonne réponse ?

Le code pénal en matière criminalité routière prévoit pour " homicides involontaires et blessures involontaires avec comme circonstances aggravantes l’état d’ivresse et la conduite sous l’influence de stupéfiants " notamment, ces faits sont passibles de 10 ans de prison et 150.000. € d’amende… Lesquels entre vous pouvez confirmer cette application de la loi fondamentale aux criminels routières ? Aucun ! C'est totalement surréaliste. Donc : Ce qui s’est fait se refera ". Ils ne resteront pas de souvenirs d’autrefois, ils s’oublient vite dans la routine . Ils tournent la page comme si c’était avec des circonstances atténuantes, sans gravité, qui ne l’empêcheraient pas, dès le lendemain de reprendre le volant ! Même Parfois c’est pire , si certains ont la faculté d’ effacer, de zapper ou de rationaliser à leur profit  !  

Tous se nourrissent de la médiocrité de la justice qui ouvre la porte aux criminels de tout poil et aux infamies et de son régime d’impunité, étant assurés de ne jamais être réellement mis sur le banc des accusés . Donc, c’est un terreau fertile pour cultiver davantage ces parasites nuisibles au détriment des arbustes qui feront les forêts de demain…..

Le pays s’était habitué à cette vaste partie de chasse sans ouverture ni clôture…. A force de l’inapplication quasi totale de la loi la pendule va repartire dans l’autre sens !

La famille des victimes restait sur sa faim. Elle voulait une bonne tranche de justice, à point, parce que lui paraissait la garante la plus fiable dans cette tuerie , on ne la lui servit pas. Elle patine….Que reste-t-il alors pour promouvoir ?

La République est devenue la république du Silence. Nos cris stridents déchirent les murs, sans pour autant réveiller les populations. Cette criminalité étant un gaz corrosif que les portes des Palais d’Injustice, parviennent rarement à contenir !

Alors la démocratie ce n’est qu’un mythe, et les massacres des générations avenir sont une réalité alarmante ! Le plus grave est que personne ne s’en étonne plus ! Les évidences sont tellement évidentes qu’on ne les voit plus, comme d’habitude et par la force de l’habitude ! Alors , Il ne faut pas passer son temps à s’écraser soi-même, la justice est là pour ça !

Bonne route Miguel sur le Chemin de la Lumière & Au Royaume des Anges.

Je  vous souhaite beaucoup de courage.
Affectueuses pensées à tous les parents désenfantes.
 
Mon fils était donneur d’organes ! Mais il n’a pas été transporté à l’hôpital.
" affaire classée sans suite " 
 
Lili Maman d'Atta OLOUMI ( France)
www.attaoloumi.net

 

 

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