ATTA OLOUMI

Mes amis ,
 
Je vous envoie un récit.  C'est une page plus sombre dans mon histoire , il n'est ni mensonger, ni provocateur .
Vous pouvez  vous  identifier à mes calvaires d'une manière ou d'une autre,. ou avoir un concept critique ,
 mais rassurez-vous : ce n'est pas un délire légitime d'une mère désespérée.
 
Aujourd’hui, notre combat n’est pas terminé; le danger provient de tous horizons , ils continueront de briser, chaque mois, la vie de centaines des familles et saccager des centaines de vies.

C’est pourquoi je vous écris aujourd’hui, pour vous dire que se résigner, ne rien faire et ne rien dire quand on voit et que l’on sait, serait oublier et classer comme un numéro ou un objet dans un dossier administratif , et ça sera une trahison envers  notre disparu .

 Les victimes ont en commun leur immense souffrance individuelle et leur extrême dénuement face au drame qui les frappe et pour survivre, elles ont toujours ce besoin impérieux de votre solidarité.     

 Car, en tant que victimes, nous sommes les plus démunis face à la machine judiciaire sauvagement civilisée .

On voit des horreurs partout dans le monde, chaque jour de l'année, mais quand on en a chez soi, c'est autre chose!
 
Soyons solidaires , même dans notre désespoir , nous ne pouvons pas changer le monde , mais l'entraide
est très importante et nécessaire pour la durée. Sinon, à quoi sert le courage? Pourquoi continuer de
vivre dans cet enfer ?
 
Je vous envoie ce message sans corrections à l' état brut; cela ne me dérange pas si vous le corrigez, soulignez
 les fautes et me le renvoyez. Je vous remercie de votre compréhension.
 
 Actuellement , je suis profondément dépressive et mon cœur est en éruption.
 
j'espère que cet envoi ne vous a pas dérangé. Si tel était le cas, je vous prie de m'en excuser.
 
 
Affectueusement,
 
Lili, la Maman d' Atta  
     

Tout ce que je peux vous offrir en signe de remerciement, pour vos sympathiques messages qui me touchent profondément, et à ceux qui ont une pensée pour moi et pour mon fils.

 

Suite à mon message sur le forum, que je remercie infiniment pour l’efficacité et la solidarité inattendue, je me permets de vous ouvrir une page de l’histoire banale et particulière d’une situation extrême vécue d’une vie brisée, comme beaucoup d’autres.

 

Je vous ai écrit que mon fils, ATTA (mon unique enfant) a été tué dans un accident de voiture le 26 novembre 1999, à l’âge de 33 ans. Je suis divorcée et j’ai élevé mon fils seule. J’ai 61 ans.

 

Depuis cette date fatidique, devant une situation imprévisible et terrifiante, au-delà de la dimension humaine, le résultat en est un désarroi absolu, faute de trouver un sens à la vie, pour survivre, comme une misérable naufragée… je ne suis qu’une droguée, 24 h sur 24… prescrite par le médecin, remboursée par la Sécurité sociale ! !

 

Nous avons tous un point commun : un individu nuisible, un criminel, un fou de volant nous a tracé le chemin de l’enfer, en nous ouvrant la porte du cimetière.

 

Nous avons vécu l’insupportable : nous avons mis nos enfants ou nos proches prématurément et sans raison dans un cercueil. On a beau se dire que ces événements sont d’une grande banalité - « Personne ne partira vivant de cette terre, donc personne n’est à l’abri des aléas de la vie » - mais le deuil d’un proche sonne toujours comme un glas insupportable.

 

Pourtant, chaque cas est différent et singulier. Je ne veux pas vous consoler, les mots de réconfort ne servent pas à grand chose. Sur cette terre, il n'y a rien de pire que de survivre à la mort de son enfant, c'est l'horreur absolue. Nous sommes confrontés à l'irrémédiable et à l'insoluble. Je sais bien que ni rien, ni personne ne pourra jamais alléger notre souffrance, et cela, jusqu’à notre dernier souffle.

 

Y a-t-il une vie après la mort d’un enfant ? Non. La vie s’arrête au moment où l’on enterre son enfant.

 

Nous n’avons pas mis nos enfants au monde pour les voir mourir si injustement par la folie meurtrière d’une personne, au mépris de la loi, et sachant pertinemment qu’il n’y a pas de sanction appropriée ! !

 

Savez-vous ce qu’est la solitude ? Le téléphone ne sonne plus, personne ne vous attend, et vous n’attendez personne, il n’y a personne à qui parler ! ! !

 

Tous mes amis et mes connaissances ont disparu et se sont détournés de moi ! ! Pas un coup de fil, sous prétexte qu’ils ne voulaient pas me déranger ! !

 

Avant, j’avais un être sur qui veiller, c’était le rayon de soleil de ma vie, maintenant, non. Rien n’a remplacé dans ma vie cette perte atroce. Toute l’existence me semble d’une fantastique absurdité.

 

Il y a presque 4 ans, j’étais une mère, la plus jolie, et le plus tendre mot que je connaisse c’est MAMAN. Depuis, personne ne m’appelle plus Maman, ce mot magique qui me manque cruellement.

Décidément, ma vie est bien triste, sombre et obscure depuis l'éclipse du 26 novembre 1999.

 

4 ans de combat, détresse au bout de la route !

 

Durant de ces 4 dernières années, je me consacrais seule sans aucun appui et soutien moral ou physique (pourtant indispensable pour assurer la subsistance d’un être dans un moment particulier de son existence) à un long combat pour la reconnaissance de la dignité et des droits des victimes du terrorisme de la route, et à chaque fois, le Parquet, dans l’indifférence, l’inertie totale, lâchement borné, a conclu :

 

« affaire classée sans suite »

 

motif : infraction insuffisamment caractérisée.

 

(En terme juridique, si le Procureur estime qu’aucune infraction n’a été commise ou que le responsable de l’accident est décédé, l’affaire est classée sans suite. C’est une arithmétique en matière de comptabilité, mais en aucun cas, une réalité absolue).

 

Il est tout à fait surprenant que le procureur s’obstine ainsi à ne pas répondre aux questions fondamentales et légitimes que j’ai posées (voir mes plaintes sur le site) et dissimule la vérité dans sa réponse délibérément laconique. On voit mal comment la justice aurait pu nous imposer une loi qu’elle aurait elle-même enfreinte.

 

L’enquête est bâclée. Sans recours juridique ! ! Nous sommes face à une justice, qui est si intransigeante envers la petite délinquance de la rue, mais souvent portée d’indulgence à la grande délinquance des routes qui tue bien d’avantage que toute autre forme de criminalité, par des individus nuisibles, devant la passivité de la société et surtout, des pouvoirs publics ! ! ! !

 

« En France, chaque année, il y a deux fois plus de tués sur les routes que durant les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, et on n’a pas encore fini d’en parler. Contrairement aux attentats, il y a plus de vingt tués sur les routes de France, chaque jour, ignorés par les pouvoir publics, les médias, et sont tués une seconde fois par l’indifférence ignoble et abjecte de la société dans laquelle nous vivons ».

 

Au-delà de la révolte stérile, du classement sans suite par la justice, ignorées par l’opinion publique, les familles reçoivent comme un coup de poignard dans le cœur et une injure à la mémoire de ses enfants, qui sont tués une seconde fois par absence de conscience collective.

 

Il est clair que le monde ne pourra subsister que par la justice et non par la bonté qui n’engendrerait que haine et discorde.

 

Pardonner et ne pas traduire les criminels devant la justice, les laisser l’espérance de l’impunité, sont des facteurs aggravants ouvrant ainsi une brèche favorable à l’éclosion de tous les criminels en puissance.

 

En effet, pardonner, c’est tolérer ; tolérer, c’est accepter ; accepter, c’est approuver.

Dans ces conditions, user du pardon devient un acte irresponsable.

 

On sait que la mauvaise herbe prend vite le dessus, entrave la poussée de la bonne graine et finit par l’étouffer complètement. Les criminels fuient leurs propres responsabilités en laissant aux victimes le soin d’assumer les conséquences de leurs propres actes. Car la lâcheté semble l’emporter sur le courage. Ainsi, les familles de victimes, survivants condamnés à perpétuité, se retrouveront devant la porte close du Parquet, à cause de la médiocrité confondante de la justice. On est loin de la justice qui doit punir le mal.

 

Nous avons un système judiciaire contradictoire, un noyau de dysfonctionnement

de la justice dont les attitudes indécentes scandalisent, sans structure intellectuelle, bardée de fonctionnaires – magistrats irresponsables, défaillants, chaotiques, tendancieux et scandaleux, qui se préoccupent plus de leurs carrières que de leur mission sacrée, fondement même de la démocratie.

 

 

Témoignage d’une situation extrême vécue

* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * *

1 -- Quand je me trouvais devant les gendarmes le 26 novembre 1999, en identifiant les papiers de mon fils étalé devant moi, vous pouvez imaginer aisément que le ciel est tombé sur ma tête.

J’étais effondrée.

 

Le gendarme qui était devant moi, adjoint O.P.J. commandant le peloton autoroute de GAILLON, pour me consoler m’a dit :

« Je vous comprends Madame, moi aussi j’ai perdu mon CHIEN dans les mêmes circonstances, je sais ce que c’est le chagrin »

ce qui nous conduit à demander si cet animal n’était pas sorti directement d’un hôpital psychiatrique, pour débilité mentale profonde et incurable !

 

Tous les mots me paraissent faibles pour décrire tout ce que j’ai ressenti ! !

 

2 -- Je tiens à vous dire que le 22 mars 2000, la Gendarmerie de Montmorency (de mon département 95, Val d’Oise) m’a convoquée pour m’informer que ma plainte avait été « classée sans suite » (la décision rendue par le Procureur de la république d’EVREUX  était du 16 juin 2000 ). C’est-à-dire que la gendarmerie était au courant, 3 mois avant la décision du Parquet ! ! ! Et le gendarme, devant mon désarroi et ma colère, me dit très rudement : « Madame, au lieu de porter plainte contre les uns et les autres pour faire plus de malheureux, allez  faire votre deuil ! 

Quelle doigté ! ! ! Il y a des maladresses qui laissent des séquelles pour la vie ! !

 

3 -- Dans le P.V. de la gendarmerie de GAILLON, il a été établi deux certificats de décès :

 

1°- Certificat Médical de SMUR de VERNON : « M.Oloumi ATTA est décédé le 26 novembre 1999  avant mon arrivée - qui se situait à 02 h 20 sur les lieux de l’accident qui s’est produit sur la A13 » (l’accident s’est produit à 01 h 45)

 

2° - Certificat Médical Post-Mortem : « M. Oloumi ATTA est décédé à 3 h 05 du matin - avant

mon arrivée - à 3 h 30 », et celui-ci est certifié par Mr. le Maire de VILLEZ-SOUS-BAILLEUL (EURE).

 

Ils ont requis le directeur des pompes funèbres de LOUVIERS afin qu’il procède à l’enlèvement du corps de mon fils et le transporte en chambre funéraire pour permettre de dégager la route, embouteillée sur plusieurs kilomètres.

 

Mon fils n’a pas été transporté à hôpital, aucun médecin, ni au moins un médecin légiste, n’a été appelé pour déterminer la cause et l’heure exacte du décès, « par souci de ne pas avoir une charge supplémentaire pour la Sécurité Sociale déficitaire ! ! », il m’a dit, le pompier,

en ajoutant que «de toute façon on ne peut pas ressusciter votre fils » ! ! !

 

Cette bête éthiquement puante avait perdu toute capacité à s’émouvoir devant un tel drame ! ! ! !

Mon fils était donneur d’organes !

 

Y-a-t-il quelqu’un pour m’expliquer où est la valeur universelle de la France, liberté, droits de l’homme, démocratie ?

 

4 -- Dans le P.V. de la gendarmerie, il est noté : Après l’accident, les gendarmes ont contacté le Procureur de la république adjoint à EVREUX, (ceci pour une raison qui m’échappe) qui décide :

 

« qu’aucune expertise sur les deux véhicules ne sera réalisée, et qu’ils peuvent être restitués aux propriétaires ou assurances »

 

Sachant qu’aucune trace de freinage n’était pas apparente avant le choc. L’Audi A3 (véhicule de la conductrice meurtrière de mon fils) avait circulé à cheval sur la voie centrale et la voie rapide

(P.V. de la gendarmerie). Sous la violence du choc, le véhicule Peugeot 405 (la voiture que conduisait mon fils) – de plus d’une tonne - est soulevé et projeté vers la gauche, a percuté le muret central puis, 25 m plus loin, s’immobilisait, opposé au sens de marche.

 

Le choc était d’une extrême violence. Une vitesse excessive probablement de plus de 170 km /h

(avis d’expert) empêchait la meurtrière de freiner avant qu’elle ne parvienne à la hauteur de la 405.

 

Le véhicule incriminé Audi A3 est équipé de l’ABS, par conséquent en cas de freinage, il ne peut y avoir de blocage. Par ailleurs, ce modèle est équipé d’un ordinateur qui mesure la vitesse du véhicule. Dans le cadre de ce dossier, peut-être serait-il possible de demander une recherche sur l’ordinateur de bord pour en extraire la vitesse au moment du choc.

 

Si un expert avait été désigné pour une investigation, cette affaire aurait certainement été traitée autrement. N’est-ce pas Mme le Procureur adjoint ? Je souhaite au plus profond de mon cœur, que les chemins de vos enfants croiseront un jour ceux des meurtriers de nos enfants ! ! ! !

 

N’oublions pas que les familles des victimes attendent d’un procès pénal que la justice, la société, reconnaissent que quelqu’un a commis une faute, afin d’apaiser la douleur indescriptible, à une succession d’événements tragiques et traumatisants. Et pourtant, elles se trouvent devant une justice quasi inexistante, sinon complice des criminels. C’est un manquement à l’exercice de sa profession.

 

Et oui…le parcours des victimes n’est pas un parcours facile ! il faut prendre millimètre par millimètre !

 

On est un numéro, un objet mais certainement pas un sujet ! Nous attendons tout simplement que la Justice nous rende justice.

Coupable d’être victime

* * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * * ** * * * *

Suite aux échecs successifs, finalement, j’ai décidé de poursuivre seulement en Procédure Civile en juin 2001.

Au bout de deux ans d’instruction et 13 audiences, un jugement est rendu le 24 juin 2003.

      Je n’ai pas fait appel, contrainte devant tant d’incertitudes : à quoi cela servirait-il si aucune suite n’y était donnée ?

Une fois de plus, je suis effarée par la décision du Juge, qui a traité cette triste affaire avec une légèreté scandaleuse et cruellement inhumaine.

 

Malgré les rapports d’expert concluant :

 

« Dans toutes hypothèses cohérentes, le conducteur de l’Audi est fautif, et sa faute exclusivement,     est à l’origine du décès de M.Oloumi ATTA et les blessures de M. SABIN (son passager)... ».

 

L’expert de la M.A.C.S.F, la Compagnie dassurances de la « meurtrière de mon enfant » dans son rapport note :

 

« Nul doute, le choc de l’Audi percutant violemment la Peugeot 405 est à l’origine du décès de M.Oloumi ATTA et les blessures de M.SABIN son passager etc. »

 

 

Le Juge, sur les droits à indemnisation et l’évaluation des préjudices, m’a attribué :

 

***  « 9.000 à la réparation de son préjudice moral pour perte son fils unique… »

(le préjudice moral n’est pas évaluable, c’est la vie, encore moins la réparation)

 

***  « …l’absence de circonstances particulières liées à l’état de santé ou de détresse par la demanderesse par la perte de son fils unique décédé est un élément hypothétique qui ne peut être retenu dans l’évaluation du préjudice personnel subi, en conséquence, la demande de Mme. Oloumi tendant à l’indemnisation de son préjudice économique sera rejetée. » ! ! ! ! ! !

 

Et pour l’évaluation du préjudice subi, bien que la meurtrière de mon fils ATTA s’en soit sortie malheureusement indemne.

 

(P.V. de la gendarmerie) :

Nombre de tués                  01 (Mon fils)

Nombre de blessés graves                  01 (Dr. SABIN, son passager)

Nombre de blessés légers                  néant

Nombre d’indemnes                  02 (Meurtrière et son mari)

 

Quand elle a appris la gravité de son acte, par le conseil d’un avocat de sa compagnie d’assurances, elle a obtenu un arrêt maladie de six semaines par un médecin de vieille connaissance. La sécurité sociale, bien entendu, n’est pas prise en compte à défaut d’éléments de preuve suffisants en ce sens, elle ne sera donc pas indemnisée (elle est secrétaire bénévole du cabinet dentiste de son mari, c’est-à-dire non salariée).

 

Par conséquent, cette putain meurtrière, m’a assignée par son avocat commandité par

sa compagnie d’assurances, qui a une fâcheuse tendance à culpabiliser les victimes afin de réduire les indemnisations adéquates aux victimes, qui coûteraient certainement beaucoup plus cher que aux coupables. L’avocat, habilement, avec une confusion mentale, explique :

« Durant cette période, Mme. D.… n’a pu assurer le secrétariat du cabinet de son mari, elle a subi une I.T.T. de 6 semaines », sans réfléchir à la signification de I.T.T.(Incapacité Temporaire Totale).

En ajoutant honteusement,

 

« Pendant six semaines, après l’accident, elle avait une gêne à pratiquer certaines activités de loisirs et plus particulièrement, lors de la rotation en créneau ou en jouant au golf ».

 

( Tuer une personne et blesser une autre ne l’empêchait pas de jouer au golf !

Quel poids peut avoir une gêne fictive à la pratique du golf face à la mort d’un homme ? La question que je me pose est :  jusqu’où iront-ils dans l’horreur ? )

 

Ce n’est pas raté, loin de là ! Une belle démonstration de la solidarité des liens d’intérêt, Cie. d’Assurances et les Magistrats ! ! ! ! ! Car, Le Juge m’a condamnée en qualité d’héritière de

mon fils, à payer la somme de 2.032.00 de pretium doloris à cette putain meurtrière.

 

Et pourtant le Juge précise dans le même jugement:

 

« Il ressort toutefois de la procédure de gendarmerie que les époux D… ont constaté une bonne visibilité la nuit des faits, seul un léger brouillard étant présent selon eux, et que Mme D… roulait à 130 Km/h et venait de dépasser un camion… Dès lors, le choc n’était pas inévitable et Mme D… a bien commis une faute par manque de vigilance et de réflexe ayant en partie occasionné l’accident motel survenu le 26 novembre 1999 ».

 

Plus loin, il précise :

 

« Le conducteur de l’Audi est fautif, et sa faute est à l’origine des dommages corporels, conformément au procès-verbal de gendarmerie établi le soir des faits établissant qu’il y avait du brouillard, qu’aucune trace de freinage n’a été constatée précédemment au choc des deux véhicules et que Madame D…. a elle-même reconnu rouler à 130 K m/h malgré l’existence de ce brouillard. »

 

Et pour conclure, il précise :

 

« En effet, si le véhicule de M. Oloumi ATTA ne s’était pas trouvé en travers de l’autoroute, l’accident ne serait pas produit ».

 

À l’évidence, un même jugement dans la même audience, ne peut à la fois dire une chose et son contraire. Alors en raison même de toutes les incohérences, voire contradictions, prôner passivité et silence face à un criminel, c’est permettre aux chauffards de se propager sournoisement et sans embûche, laissant ainsi la porte ouverte à tous les excès.

 

Concrètement, pour une personne qui a des yeux pour voir, des oreilles pour entendre, un minimum d’intelligence pour comprendre, est-il concevable qu’un juge puisse confondre, littéralement, le coupable et la victime de ce drame ?

 

J’irai jusqu’au bout de ma logique et assimiler une telle décision déplacée et abusive d’un JUGE probablement à celle d’un déficient intellectuel avec un Q. I. entre 45-50 sur l’échelle de 100 (à la limite de débilité ) sans la moindre fibre humaine qui met en cause une vieille institution ; je me demande, s’il est réellement stupide à ce point ? … Ou fait-il un effort particulier envers moi ?

Il a réellement franchi le seuil de tolérance. C’est la pollution de la démocratie Française !

 

Le juge, avec un raisonnement odieux, ne fait que tourner et enfoncer encore plus profondément le couteau dans une plaie toujours béante qui ne se refermera jamais.

S’est-il seulement posé la question de savoir quelle aurait été sa réaction s’il avait été à ma place ?

 

Malheur à toi qui m’a brisée à terre et souillé mon enfant tué, par ton jugement abominable, avec cruauté et bestialité au profit de son assassin !

 

Comment demander aux gens de respecter les lois, alors que les responsables politiques et juridiques, l’essence même de la démocratie, ne font que les contourner ?

La justice , c’est une coquille vidée de sa substance par les Magistrats pourris et corrompus.

 

De grâce, un peu d’humanité, de compassion, de respect pour une mère dont son enfant, sa raison d’être a été impunément tué par le terrorisme de la route.

 

Mon fils ATTA a été tué par une meurtrière impunie, couverte par la justice.

 

Le 2 décembre 1999, le jour de son enterrement, aurait dû être le jour de soutenance de sa thèse de Doctorat.

AZUR Assurances, la compagnie d’assurances du véhicule 405, que mon fils conduisait au moment de l’accident, après un long mutisme, décline toute responsabilité ne me laissant plus que le recours judiciaire.

 

Au mépris de sa condamnation par le même Juge, elle n’exécute pas ses obligations.

 

Aucun versement n’est effectué à ce jour. Elle ne nie pas la validité de son contrat, pour la responsabilité civile, garantie conducteur (1.000.000.00 Fr.) et Protection juridique, mais elle n’a pas versé un centime à ce jour. ! ! ! !

 

Comment ne pas être révoltée face à ce qui m’est infligé aujourd’hui encore ? Je me sens vidée de toute substance, anéantie, j’ai l’impression d’être un automate, de ne m’être raccrochée à la vie que par le fil des habitudes avec les douleurs physiques, émotionnelles, qui s’inscrivent dans mon corps, mon énergie étant tournée vers l’intérieur.

Ce qui traduit les colères, impuissances, interrogations incessantes, qui me rendent plus

difficile cette putain de vie ! Mon fils avait raison, « MERDE, MERDE, MERDE ! ! ! » Ce sont les derniers mots qui sont sortis de sa bouche, disait le passager, avant de plonger dans le coma !

 

Quand le gouvernement parle de droits de l’homme, en donnant la leçon aux pays non démocratiques du monde, avec sa grande gueule puante éthylique, cela m’irrite tellement qu’il me vient une forte envie de vomir.

 

Dans un pays où une catégorie de citoyens, les magistrats, peuvent être responsables indirects, certes, mais responsables tout de même en vertu de leurs rôles de garants de l’ordre public, mais pouvant, eux, poursuivre au titre de la mise en danger de la vie d’autrui les citoyens exclus du privilège, dans un tel pays, l’insécurité ne vient pas de désœuvrés, et délinquants, mais de la perte de respectabilité d’institutions laissées à la dérive par le pouvoir exécutif composé d’élus de leur pays pour les contrôler.

 

Proposition : si un permis probatoire est attribué aux candidats, toutes tendances confondues, avant chaque élection, pour évaluation de l’aptitude des élus et de leurs engagements électoraux, compte tenu de la nature de leurs missions ou de leurs fonctions ; et une sanction, par manquement à une obligation, ou pour non-respect des règles élémentaires d’application les lois de la République, qui est une nécessité fondamentale, dont la carence injustifiable remet sérieusement en question la conception de la démocratie, et surtout le statut des droits de l’homme ! ! !, cela pourrait être une justice pour tous, sans frontière, ni barrage politique, la démocratie retrouverait son essence ! !

 

Malheureusement, je ne suis pas un cas isolé, des milliers de gens vivent mon calvaire en silence. Je n’ai pas l’espoir que mon message et mon cri seront entendus par les responsables politiques. Car nos problèmes ne sont pas les leurs. Une fois élus, ils n’ont plus de besoin de nous, nous payons nos impôts, ils sont à l’abri de tout.

 

Je n’ai plus d’enfant, ni d’avenir, j’ai le cercueil de mon fils sur mes épaules, pour moi la vie est finie, mais si on ne bouge pas à l’avenir, des milliers d’enfants et leurs familles seront menacés. Il faut les déranger à tout prix, qu’ils prennent conscience de ce fléau de la société moderne et de cette pathologie nationale, bien qu’ils soient vaccinés contre ! ! !.

 

Alors, nos anges où que vous soyez sachez que Rien ne pourra nous faire oublier l’absence plus que jamais partout présente.

Surtout ne souffrez pas, chacun de nous, survivants, souffrons pour deux.

A : Atta, Christophe & Elodie, Damien, David, Dominique, Frédéric, Jean - Sébastien, julien, Lola, Maxence, Véronique, et tous les disparus, à jamais dans nos cœurs et nos esprits, vous vivez en nous.

 

 

WEB ….. www.chez.com/terrorismedelaroute.net  ou    www.attaoloumi.net

 

E-mail .....  infos@attaoloumi.net

 

 

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