VACANCES : partir, et puis aussi revenir !!

 

Partir  puis surtout, revenir… 28 juin 2003

 

Le projet des vacances est probablement celui qui est nourri le plus précocement et souvent bien avant tous les autres dans l’année. On dit volontiers que le Belge naît avec une brique dans le ventre mais il n’est pas faux de penser qu’il vient aussi au monde pour bénéficier d’une bonne dose de repos … et, pourquoi pas, de soleil (enfin, on l’espère); on notera par ailleurs que la plupart d’entre nous réclame à corps et à cris ce que nous appelons communément : « le dépaysement ».

 

Loin de moi l’idée de me substituer au Commandant De Nève et ainsi reprendre à mon compte ses judicieux conseils en matière de déplacements plus ou moins longs en cette période estivale. Concernant les voitures par exemple, et avant même d’ avaler « son» premier kilomètre, chacun sait désormais qu’il faut surgonfler (pas trop quand même) les pneus, compléter les différents niveaux (eau, huile et liquide de freins), nettoyer le pare-brise, posséder des phares et des essuie-glaces irréprochables, sans oublier bien sûr durites et freins, … Après tout, il ne viendrait à personne la fantaisie de rouler sans carburant. Il est également facile de constater que, dans une assez grande

majorité des cas, les dépenses à consentir pour un véhicule en ordre sont autant de billets dont on ne disposera pas sur place,  une idée fort répandue même si les automobilistes s’en défendent. A priori, c’est insensé mais il s’agit bien d’une triste réalité. Bref : on tiendra compte, plus que de coutume, d’ un ensemble d’éléments qui vous seront des plus précieux si vous souhaitez que votre voyage vers l’Eden ne se transforme pas en cauchemar … ou en drame.

  Le mot est lancé : c’est bien de drame(s) dont il s ‘agit parfois car les vacances sont aussi trop souvent synonymes d’accidents routiers graves. Si la semaine, les quinze jours ou le mois passés ailleurs se déroulent le plus fréquemment sans trop d’histoires  (des petits bobos …), il en est tout autrement des déplacements qui, eux, font payer un (trop) lourd tribu aux usagers : il suffit, pour sen convaincre, de regarder les chiffres ou de visionner certaines images télévisées.

  Bien des explications sont avancées pour justifier tous ces carnages en cette période : les véhicules sont parfois incriminés mais cela n’explique pas tout, et le comportement des usagers est souvent seul responsable de nombreux accidents. Je suis de ceux qui croient que les trajets vers le lieu de séjour font partie intégrante des vacances : or, tel n’est apparemment pas le cas et les kilomètres sont trop fréquemment avalés comme si le but final à atteindre devait l’être le plus vite possible. Il est illusoire d’imaginer que parvenir sur son site de rêve dans les délais les plus brefs, est une préoccupation en moins : au contraire, cette conviction, bien ancrée, tue des dizaines de personnes au cours de l’été.

  Autre chose : l’agressivité des usagers atteint probablement son paroxysme durant ces deux mois de juillet et août ; c’est d’ailleurs paradoxal de remarquer que la nervosité des conducteurs croît, alors que l'objectif recherché est bel et bien la tranquillité, le repos ou la quiétude. En plus, sous le couvert de la dolce farniente, les conducteurs se permettent des choses qu’ils ne s’autoriseraient jamais à faire dans des circonstances réputées classiques : sans parler des désormais habituels excès de vitesse,  on notera refus de priorités,  stops grillés, feux rouges ignorés, distances insuffisantes entre véhicules,  écarts de trajectoires, demi-tours formellement interdits,…, j’en passe et des meilleures.

  Une dernière chose : avant de circuler à l’étranger, prenez bien soin de connaître les règles du Code en vigueur et si les limitations de vitesse permise sont supposées connues (enfin, admettons), il en va tout autrement lorsqu’il s’agit, par exemple d’alcoolémie au volant. Pour ce cas précis, j’oubliais de dire  que c’est presque toujours l’autre qui doit se sentir concerné (et rarement soi-même)et que c’est une bande d’amis qui a incité à la consommation (« sans eux, uniquement de l’eau ou de soda », ben voyons.)

  Allez, bon vent et bonne route ... dans le calme et la bonne humeur.

 

          

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