Article d'Albert : LES USAGERS

 

 

 

Les usagers : victimes ou otages ?

31 JANVIER 2003

 

J’ai beau avoir 30 ans de conduite derrière moi, voilà un truc que je ne parviendrai jamais à comprendre, je vous explique.

Les hivers se suivent et ne se ressemblent pas ; si cette phrase se vérifie bien souvent sur le plan climatique, il n’en va pas de même pour la façon dont on traite le réseau routier au cours de cette période. En effet, si le début de l’hiver est prévisible et par conséquent, les routes bien soignées, on dirait par contre que le matériel de dessablage et de déneigements est trop rapidement rangé au placard.

C’est exagéré, je sais et je vais encore m’attirer les foudres des responsables compétents qui vont penser que je fais décidément peu de cas de leur rude tâche ; ce  n’est pas grave dans la mesure ou chaque usager sait que ce travail d’assainissement des chaussées est à la fois dur et difficile . En Belgique, le problème est ailleurs : les services compétents se fient bien entendu aux prévisions (qui parfois se révèlent erronées, c’est logique) et le personnel semble presque toujours pris de cours ; c’est pourquoi, camions, voitures et motos se retrouvent trop fréquemment sur des patinoires totalement imprévues. Les images télévisées et les quotidiens nous abreuvent d’accidents en tous genres, causant des victimes ça et là.

Des associations telles que la nôtre s’irritent de cet état de fait : d’une part, nous nous escrimons tout au long de l’année, comme beaucoup d’autres d’ailleurs, à réduire le nombre de drames routiers (n’est-ce pas Madame DURANT ?) ; d’autre part, l’hiver est l’occasion pour d’autres d’anéantir ce patient  travail puisque le mauvais traitement (ou, plus simplement, traitement inadéquat) des routes implique forcément son lot de victimes. Il y a fort heureusement davantage de tôles froissées que de morts, mais ce n’est pas une excuse.

Autre sujet d’étonnement aux yeux du grand public : pourquoi les routes flamandes semblent-t-elles toujours privilégiées par rapport à celles de Wallonie ? Ce n’est pas moi qui le dit : regardez la TV et écoutez les témoignages, c’est éloquent.

Dernier point : en période hivernale, lorsque vous êtes amené à traverser plusieurs communes en parcourant une même route, il est très fréquent de rouler sans soucis pendant plusieurs kilomètres, puis d’être subitement confronté à un revêtement dangereux dès la frontière communale. Les raisons de ceci n’échappent pas qu’à moi : problème de budget, politique différente en la matière, lenteur excessive d’un côté et promptitude de l’autre, … ?

Alors, les usagers doivent-ils payer pour ce problème récurrent ?

 

 

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