12 août 2007

Mémoire de vie, mémoire d’éternité à la chapelle Notre-Dame en chemin de Boncelles.

 A l’occasion du deuxième anniversaire de l’inauguration de la chapelle Notre-Dame en chemin, une messe a été célébrée en mémoire de toutes les victimes de la route.

 Des mamans d’enfants disparus ont lu, tour à tour, des messages d’espérances car dans cette vie il n’y a pas de retour en arrière possible. C’est seulement lorsque tu donnes que tu trouves  la merveilleuse joie et le merveilleux bonheur intérieur que personne ne peut te prendre. Il dépend de toi de faire de ta vie un désastre ou une réussite. La vie est ce que tu en fais, alors n’accuse jamais l’autre mais sache que tu es responsable de ce que tu fais. Si tu veux vivre une vie victorieuse, c’est à toi de le décider.

 Tous évoquèrent la nécessité d’agir, d’améliorer la sécurité sur les routes, d’adapter son comportement selon les circonstances « tous nous sommes des victimes potentielles mais aussi des acteurs potentiels des accidents ».

 Et toute la célébration était empreinte de cette volonté d’espérer avec des chants appropriés comme « il était une fois toi et moi… n’oublie jamais ça …,  La Lettre à France », chantée par Sabrina Klinkenberg et Thierry Vingre.

 Dans cette chapelle comble, les jeunes enfants, les frères et sœurs ont rendu hommage à leurs aînés disparus dans leur adolescence ou dans le milieu de leur vie en déposant autour des photos placées sur les deux panneaux souvenirs et les photos de Frédéric JACOB, déposées au pied de l’autel, nous célébrions le 9ème douloureux anniversaire de son décès, des petites lumières et des fleurs.

 Les parents et amis ont profité de cette cérémonie pour remercier notre Présidente du GAR, Cécile JACOB en lui offrant un magnifique bouquet de fleurs  pour ces nombreuses années d’une amitié indéfectible et avoir jusqu'à ce jour été un exemple de courage pour nous tous….merci, merci.

 Une musique non agressive, avec en écho, les pleurs des parents, tout un symbole pour terminer la célébration.

 Des roses blanches étaient à disposition des nombreuses personnes,  offertes généreusement par Noëlla et Dominique.

 De jolis petits bouquets de fleurs étaient liés sur les premiers rangs des chaises, offerts gracieusement pas Yvette et Jean.

 Après tous les gestes de solidarité, nous nous sommes retrouvés au fond de la chapelle pour le verre de l’amitié et prendre une collation, rire encore comme des enfants…mais pas comme avant… Il y a eu également des silences qui disent beaucoup  plus que tous les mots que l’on avoue et toutes ces questions qui ne tiennent pas debout. 

Patricia Bodart, maman de Grégory

Le discours du GAR prononcé par Mme D'Amario, maman de Christophe

Chers amis, Chères familles, Chers vous tous,

 Au nom de Cécile JACOB, maman de Frédéric et présidente du GAR, je voudrais vous adresser ces quelques mots. Rassurez-vous : ce ne sera pas long, enfin, pas trop je l’espère.

 Nous sommes réunis ce 12 août 2007 afin de commémorer le 2ème anniversaire de l’inauguration de cette chapelle « Notre-Dame en Chemin ». Il en a coulé de l’eau sous les ponts depuis le 15 août 2005, il y en a eu des rencontres riches en échanges, en partages, en émotion,  tous les derniers vendredi du mois. Ensemble, faisons en sorte que subsiste ce lieu de recueillement et de paix : c’est bien un cadeau que l’on nous a fait, mais c’en est un autre, croyez-le, que de vous y rencontrer aussi régulièrement.

Si le GAR est une asbl de sécurité routière et de prévention, notre association souhaite, avant toute autre chose, apporter soutien et aide morale et psychologique aux parents dont la vie a été transformée en un drame quotidien, voire même en calvaire,  par la faute de la route.

Lors de son inauguration, l’asbl PEVR s’est unie à nous afin de faire de ce lieu une chose unique en Belgique puisqu’elle a offert les deux panneaux situés en façade et contribué financièrement à quelques travaux de réfection. Qu’elle en soit ici remerciée. Francis Herbert, secrétaire général, vous prie de bien vouloir excuser son absence.

Du fond du cœur, nous voulons aussi exprimer toute notre gratitude à M. et Mme BEELEN, paroissiens assidus et principaux acteurs de cette initiative ; sans eux, cette chapelle n’aurait certainement plus existé et n’aurait jamais été consacrée aux victimes de la route. Constamment  fidèles au poste, durant un nombre de jours incalculable, sans jamais compter leurs heures, et particulièrement présents tous les derniers vendredi du mois pour veiller à ce que chacun se trouve bien, nous considérons qu’ils nous sont indispensables. Et pour tout cela, nous allons leur remettre un petit cadeau en gage de notre reconnaissance. 

 Rien non plus n’aurait pu se concrétiser sans M. le Chanoine BODESON, merci à vous pour votre grande ouverture d’esprit, votre réconfort tout au long de l’année et votre enthousiasme. Au nom du GAR, nous avons le plaisir de vous remettre ce modeste présent dont nous savons d’ores et déjà que vous n’en abuserez pas.

 Depuis 2005, grâce à quelques bénévoles, nous avons pu ouvrir une antenne en Province de Namur : citons notamment M. et Mme Douchie, Mme Patricia Bodart et M. César Blanquez. Plus récemment, en Brabant Wallon aussi,  grâce à l’investissement personnel de M. et Mme Borremans, tandis qu’en Province de Liège, l’asbl peut toujours compter sur M. Albert Gilliquet, M. et Mme d’Amario, Cécile et Jean-Pierre Jacob, Pascal Nivarlet. N’oublions surtout pas tous ces bénévoles de l’ombre qui, lors d’une manifestation, ne manquent pas de répondre présents. Sans vous tous, le GAR ne serait pas ce qu’il est devenu en quelques années et ne pourrait progresser. Merci du fond du cœur d’être là et de travailler pour une aussi noble cause.

 Soulignons aujourd’hui la présence d’un duo du milieu artistique, Sabrina Klinkenberg et Thierry Vingre qui nous feront le plaisir d’interpréter deux chansons. C’est tout à fait gracieusement et immédiatement qu’ils ont répondu à notre demande : c’est rare penserez-vous, mais cela existe encore. Merci Sabrina, merci Thierry . Par ces modestes présents, notre association leur témoigne toute notre gratitude .

 Chers amis, persévérons dans cette voie, continuons l’organisation de ballades, multiplions les occasions de nous revoir, ainsi que les rencontres mensuelles dans cette chapelle : notre souffrance est commune et ne connaît pas de frontières.

 Cette commémoration sera aussi celle de Frédéric Jacob, le fils de Cécile et Jean-Pierre, le 09 août 1998, date de l’accident, le 11 août, jour de son décès au CHU. Pensons aussi à Karen Delhez, sa compagne de 19 ans tuée sur le coup le jour de l’accident, à Michaël Dehan, 19 ans, également décédé sur les lieux.

 Ensemble, nous désirons que cette cérémonie soit un hommage général à TOUTES les victimes de la route, décédées ou handicapées, ainsi qu’à leurs familles. Que cette journée soit la leur et que ce souvenir reste indélébile dans nos cœurs.

Frédéric est et sera toujours l’inspirateur de la création du Groupement pour l’Action Routière et son souhait le plus cher est, n’en doutons pas, que nous puissions apporter un peu de réconfort et d’espoir auprès de tous les cœurs meurtris par les drames de la route.

Je vous remercie et je cède la parole à Cécile pour l’hommage à Frédéric.

Texte de Cécile Jacob pour Frédéric

Chers vous tous,

 Moi qui prends si souvent la parole pour m’adresser à vous, aux médias, aux représentants politiques, il m’est aujourd’hui particulièrement pénible de parler, vous m’en pardonnerez. Le 9 août, il y a eu 9 ans que l’accident se produisait et hier, 9 ans que notre fils nous quittait. Beaucoup dirons que 9 ans, c’est loin et que logiquement, ça doit aller mieux. Mais vous le savez, tel n’est pas le cas, la douleur reste intense comme au premier jour, et les souvenirs affluent et se bousculent dans notre mémoire.

 Oui, la souffrance suite à la perte d'un enfant est énorme et la douleur, très profonde. La consolation est difficile car nous sommes inconsolables. Dans la plupart des cas, notre entourage ne comprend pas très bien ce sentiment. Il faut vivre la mort de notre enfant dans la torture de notre chair pour comprendre. C'est pourquoi, nous les parents qui avons perdu notre enfant, nous nous comprenons si bien.

La mort d'un enfant, c'est la mort impossible, inacceptable. " Il n'est plus "  sont des mots qu'on ne prononce pas et qui, à nos yeux, ne pourraient exprimer qu'un mensonge. Car pour nous, il est au contraire toujours là ; je pense que tous les parents frappés du même coup du sort l'ont ressenti et pour l'immense majorité, c'est le souvenir qui aide à la résurrection : les morts sont de ce monde aussi longtemps qu'on les garde dans notre mémoire.

Un enfant perdu vit dans notre pensée quotidienne, et là seulement, c'est un peu comme si de nouveau, nous le portions en nous, mais cette fois pour ne jamais le mettre au monde. Il devient notre fantôme intérieur.

Personne ne survivrait à la disparition d'un être cher, un enfant surtout, si au fond de l'âme, ne surgissait l'intuition très souvent fulgurante que nous ne sommes pas totalement séparés. Sans l'assurance d'une "réunion possible," l'arrachement serait intolérable.

Nous avons aussi l'intuition que notre enfant nous guide et dans notre douleur, nous évoluons, notre vie change, nous sommes plus réceptifs à la blessure des autres et moins attachés à ce qui est matériel : nous comprenons mieux que ce ne sont que des futilités que nous laisserons en partant les rejoindre. La question du sens de la vie s'impose alors et demande une réflexion : Qu'est-ce que la vie ?

Il n'y a ni folie ni bêtise à croire à une autre Vie ... où vont ceux qui nous quittent et où nous les retrouverons.

 Si la mort était quelque chose d'absolu, la vie n'existerait pas.

 Nous aurons une pensée aujourd’hui pour Jean-Sébastien Gengoux, fils de Françis de France et pour Delphine Trepault, innocente victime de 26 ans  d’un ivrogne de 62 ans à Visé cette semaine, les obsèques ont eu lieu jeudi.

 Ce poème pour toi, mon ange

 

Nostalgie

Je voudrais tellement te dire

Tout ce que je n’ai pas eu le temps de te dire quand tu étais là

Te chanter la plus belle chanson

Te réciter le plus beau des poèmes

Te serrer si fort contre moi

Je voudrais te dire les mots d’amour les plus tendres

Te dire que tu es toujours là, pour toujours au fond de mon cœur meurtri

Je voudrais te dire que mille souvenirs bercent ma mémoire

Que ton visage, ton sourire, tes beaux yeux

Je les revois sans cesse

Que tes paroles, tes mots, ta voix, je les entend toujours

Je voudrais te dire que si tu nous as quittés, moi, je ne te quitte pas

Je voudrais te dire que ma solitude n’est pas solitude

Parce que je vis dans un rêve, un rêve de toi

Je voudrais te dire que souvent des larmes perlent à mes paupières

Que souvent mon cœur est serré à l’extrême

Et je lève les yeux vers le ciel et je ne pense qu’à toi

Je voudrais tellement te revoir, un seul instant, une seule seconde

Pour te dire tout, pour te dire rien

Pour te dire combien je t’aime et comme je suis en mal de toi

Te serrer contre mon cœur, rien qu’une seconde, c’est là mon seul souhait

Ce temps viendra, mon ange et là, plus rien ne nous séparera jamais, mais que cette attente est longue.

Mon Fred des Océans, nous vivons dans l’espoir de te retrouver et nous t’aimons infiniment.

 Merci à vous tous pour votre présence et pour le réconfort que vous nous apportez et sachez qu’au delà de l’hommage rendu à notre enfant, celui-ci l’est pour toutes les victimes de drames de la route. Frédéric l’aurait souhaité ainsi.

 Nous écouterons deux morceaux de musique en mémoire de notre fils. Ils sont spéciaux, mais si vous écoutez bien les paroles, je suis certaine que vous vous y retrouverez.

 

Texte de la mamy de Frédéric

Frédéric, mon petit-fils trop tôt disparu

 Voici maintenant 9 ans que tu es parti  par la faute de ce fou, cet inconscient qui, au mépris  des lois et du code de la route, roulait sur une petite route à plus de 120 km/h en ayant bu. Dans ce sacré tournant, Karen et Michaël ont été tués sur le coup. Toi, tu es tombé sur le bord de la route, tu souffrais, t’avais mal, t’avais froid. Ensuite, tu as été emporté vers ce grand hôpital où nous t’avons revu. Tu avais les yeux fermés, mais tu nous entendais, car nous avons vu une larme couler sur ta joue lorsque l’on te parlait. Oh ! Nous avons tellement prié pour te garder près de nous, mais tu n’as plus résisté, ton mal était trop grand.

Quand tu a poussé ton dernier soupir, le monde s’est écroulé pour nous et j’ai réalisé que jamais plus je ne t’entendrais rire, que jamais plus tu ne viendrais le soir me dire « c’est moi Mémé, je viens te dire bonsoir ». Tu me surnommais ainsi pour me taquiner.

Ici, je tourne en rond, je regarde ta photo et je te parle, je sais que tu m’entends.

De la mort d’un enfant, jamais on ne guérit. Toi, tu es toujours parmi nous, ta famille.

Quand je me couche le soir, je te dis « bonne nuit ».

Quand je m’éveille la nuit, c’est à toi que je pense.

Au matin, au réveil, je regarde ta photo qui est près de mon lit. Et oui ! Tu souris et sembles dire « Allez, je reste près de toi et un jour viendra où tu me reverras. Sois courageuse Mamy, ne pleure pas, je suis bien là-haut où j’attends ceux que j’aime ».

 Tu restes mon gamin et moi ta Mamy, Mémé chagrin.

 Je t’aime

 

Texte de Patricia pour Fred

LIGNE DE VIE

Maman

Si aujourd’hui, on te lit ce texte, c'est que tu comptais beaucoup pour moi !

C'est que quelque par, un jour nos chemins se sont croisés et je le bénis tous les

matins !

Je te remercie d'avoir fais partie de ma vie, de m'avoir donné de la joie, d'avoir été là quand mon cœur était triste ! De m'avoir aidé quand j'ai eu besoin de toi !

Plus j'y pense, plus je me dis «j'ai eu de la chance d’avoir une maman comme toi » Sache que tu es une personne géniale, unique, c'est important dans la vie de connaître des gens, de s'ouvrir au monde extérieur, de pardonner.. ..

Merci d'avoir pardonné parfois mon sale caractère ! Et surtout ne change pas, reste toujours toi-même ! Tu es toi ! Et personne ne peux dire le contraire, alors OSES, AGIS !

 

'Si tu as des rêves dans la tête essaye par tous les moyens de les réaliser !

Si tu aimes, dis-le, si tu as une idée, réalise-là, si tu as un fantasme, fais-le. J'espère que ce message te touchera beaucoup, car c'est le BUT !

Et les seuls mots qui me viennent à l'esprit en ce moment, c'est le mot pardon. Jettes les mauvaises idées qui sont dans ta tête et laisses agir le destin ! (il est là pour ça) .

 

 Tu te demandes pourquoi je suis domicilié dans la forêt montagneuse… Et je souris, je garde le silence et mon âme est paisible : elle vit dans l’autre monde que personne ne possède. Les pêchés y sont en fleurs. L’eau du fleuve y coule. Alors, maman tires l’épée, coupe l’eau du fleuve, elle coule plus belle, remplis les coupes, noies les chagrins, ils remonteront plus vite !

 

Rien ne répond à mon destin en ce bas monde. Demain cheveux au vent, en bandes, nous voguerons. Lorsque passe une cigogne suis-la du regard. Elle porte sur son dos, n’en doute pas un immortel. Si tu as le secret pour que ta vie change, n'hésites pas FONCES !

Donnes du bien aux gens que tu aimes, ne regardes jamais le passé !

Chacun est aimé au-delà de toute compréhension

Chacun est béni et guidé.

Il est important de ne faire que ce que l'on aime faire.

 

 

ICI, je m'adresse à tous, « Vous devez vivre pleinement votre vie.

Et à la fin de vos jours, vous considérerez votre vie comme une bénédiction, parce que vous aurez accompli ce pour quoi vous étiez venu sur terre.

La plus difficile des leçons est d'apprendre à aimer de manière inconditionnelle. Il n'y a rien à craindre « du départ», il peut-être la plus merveilleuse expérience de votre vie.

Ce n'est qu'une simple transition conduisant à un plan d'existence où la souffrance et l'angoisse sont inconnues. Ce départ qui fait peur, mais qui nous apporte le courage, la paix du cœur et de l'âme ...

Peut-être y a t il une âme universelle dans chaque homme ... un homme universel...

Chacun est à la recherche de son salut, comme une braise retirée du feu.

Mon vœux le plus cher est que vous essayiez de donner davantage d'amour au plus grand nombre possible de gens. La seule chose qui soit ETERNELLE est l'amour.

C'est votre chemin, c'est l'avenir, alors par le biais de ce message, je vous souhaite une heureuse vie et moi et tous vos enfants célestes vous donnons un énorme bisou ! Car vous le méritez ! « MERCI POUR TOUT

       FRED

JE VEUX PROFITER DE L'OCCASION QUI M'EST ICI OFFERTE POUR REMERCIER NON SEULEMENT MES AMIS DES TEMPS HEUREUX MAIS SURTOUT CEUX QUI SONT EGALEMENT RESTES A MES CÔTES DURANT LES PERIODES DIFFICILES.

 

Les impressions de Patricia après cette cérémonie

J’aimerais aussi vous faire part du sentiment personnel que j’ai eu ce jour. Il était  vraiment exceptionnel et c’est en sortant que j’ai compris son importance. Les propos de ce dimanche 12 août m’ont révélé l’aspect de celui-ci :

 Je m’approchais d’une rivière au-delà de laquelle je devais me rendre en un certain endroit. J’ai aperçu une passerelle étroite qui enjambait la rivière. Lorsque je suis arrivée de l’autre côté, je suis rentrée dans un pavillon. Là, il y avait de nombreux enfants.

Je retrouvais tous nos  enfants disparus et j’étais autorisée à leur rendre visite durant un temps limité. Je me suis dirigée vers eux et je leur ai demandé si je pouvais les prendre dans mes bras. Ils m’ont dit : « Bien sûr  et nous pouvons jouer ensemble pendant un moment mais nous ne pouvons pas vivre avec toi. » Je leur ai répondu que je le savais. J’ai visité l’endroit et joué pendant un moment, puis il a fallu partir.

 Lorsque je suis sortie de la chapelle, j’ai eu la très nette impression d’avoir été avec tous ces enfants. Maintenant, j’en suis sûre. J’étais folle de joie, et cela se voyait à mon sourire.

J’ai regardé en l’air. Le ciel était rempli de pétales de fleurs tourbillonnants qui prirent pour moi l’apparence de confettis un jour de fête. Nos enfants étaient là-haut, ils devaient rire ensemble. Tout comme moi, d’ailleurs.

« Merci, dis-je en levant les yeux vers eux. Merci pour cette confirmation ».

 Depuis ce jour, une énergie nouvelle monte en moi et j’ai ressenti le besoin de vous l’écrire.

 Je pense que ce jour restera dans toutes les mémoires des parents présents.

Cette chapelle est un endroit où nous ne sommes jamais seuls, où nous continuons de grandir et de chanter, où nous avons aimés et où nous sommes enveloppés d’un amour infini et inimaginable.

 

Patricia (maman de Grégory)

 

 

 

Un poème de Noëlla maman de Catherine

Espoir

 La terre n’a jamais cessé de tourner.

Le soleil se lève chaque matin.

 Le chant mélodieux des oiseaux, les fleurs chaque printemps

nous enchantent chaque fois.

 La chaleur du soleil tel un réconfort.

 Beaucoup de choses ici inexplicables magiques telles un rêve.

 Pourquoi nos enfants ayant quitté ce monde n’entendraient  t’ils pas nos messages d’Amour !

 Nous, oublier jamais !

 Puisque chaque jour nous leurs disons toutes notre affection, notre adoration.

 Je pense la haut ils nous entendent, ils perçoivent tant de choses.

Mais notre manque est tellement fort, notre tristesse sans appel !

 Une chose est certaine, c’est l’Amour éternel d’une mère, d’un père, d’une famille, d’une amitié.

 Nous sommes réunis pour leurs dirent combien nous les aimons.

 Un cercle d’Amitié, d’entraide, de réconfort.

 

Une maman.

 

 

Le feuillet réalisé par Yvette et distribué à toutes les personnes présentes.

Yvette nous a lu avec beaucoup d'émotion le poème d'Anna de Noaille

 

 Les photos :

 Articles de presse

La Meuse Sud Presse du 12 août 2007 :

La Dernière Heure du 13 août 2007 :

La Meuse Sud Presse du 13 août 2007, première page

La Meuse Sud Presse du 13 août 2007 :

 Le cimetière virtuel pour fleurir les anges :

Nous vous remercions toutes et tous du fond du coeur pour tous les messages de réconfort que vous nous avez adressés et pour toutes les fleurs sur le cimetière virtuel de Frédéric.

Cécile et Jean-Pierre Jacob.

 

Merci à Yvette, la maman de Sarah pour cette magnifique page qu'elle m'a offerte. Cela vous donne une idée de comment sera le noueau design du site très prochainement.

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