EN HOMMAGE A RICHARD MELISSE

Ce 26 avril 2008, un an que Richard décédait sur la route, son épouse Carine, et ses trois enfants lui ont rendu hommage à "LA MANTE BELGE, à Trooz". Cet hommage fu suivie d'une vidéo conférence-débat de sensibilisation.

Voici les textes lus à son entention.

Voilà 1 an Richard nous a quitté.

J'aimerais que vous n'ayez pas de réserve à prononcer son nom et  à me parler de lui il a vécu. C'est important encore pour nous. J'ai besoin d'entendre parler de lui, alors ne détournez  pas la conversation .

Si je suis émue, que les larmes coulent, quand vous évoquez son souvenir, soyez surs que ce n est pas parce que vous m' avez blessée, c'est sa mort qui me fais pleurer, il me manque.

J'aimerais que vous n’essayez pas d'oublier mon mari, d'effacer le souvenir chez vous en éliminant sa photo et d'autres cadeaux qu’il vous a fait car, c'est le faire mourir une  seconde fois

Etre une femme en deuil n est pas contagieux,  ne vous éloignez pas de moi.

Ne comptez pas qu'après 1 an je suis guérie, car je ne le serais jamais.

J'apprend à survivre à sa mort  et à revivre malgré son absence.

J'aurais encore des hauts et des bas. Ne croyez pas que mon deuil est fini. Le seul moyen de traverser un deuil c'est de le vivre, il faut accepter de souffrir avant de guérir.

Ne vous fiez pas à un sourire,  il peut  cacher bien des souffrances. La douleur morale pèse plus que la souffrance physique.

Sachez que que tout ce que je fais, vous aller parfois le trouver fou, la dépression, la colère, la culpabilité, la frustration, le désespoir.

Essayer de m'acceptez dans l état où je suis montanement sans vous froissez.

J'aimerais que vous compreniez que le deuil transforme une personne, je ne serais plus celle que vous avez connue,  j'ai des nouvelles valeurs, pensées, objectifs et, d autres priorités

J'ai écrit une lettre  pour Richard.

 Toute ma douleur vient de me rattraper d'un seul bond.

Comme une gifle en pleine figure pour que je puisse faire face à ma douleur.

Moi qui pensais que tout étais loin derrière, et non ! il faut que je reparte en guerre contre de très vieilles cicatrices.

Moi qui croyais être une bonne actrice pour tout garder au fond de moi,

Je me suis tordue de douleur, douleur qui venait de mon fort intérieur.

J'ai mal et j'en pleure, j'ai tant pleuré que je pensais m'être vidée.

Je suis meurtrie et blessée.

Je vais faire une femme de moi et me retrousser les manches pour que, l'ultime combat recommence et à la fin du match,  je vais regardez de haut ma douleur et lui faire savoir que je suis vainqueur.

Carine, son épouse

Texte d'Ashley, fille aînée de Richard

Tout a commencé un jeudi, je dormais il était plus ou moins 2h00 du matin.

 J'entendais des cris en bas,  j'entendais le mot «  voiture » puis, « Richard ».

 Je regarde par la fenêtre, plus de voiture. Je descends  et je vois ma mère en sanglots en train
de crier le nom de mon père, j'entends le mot « accident ».

Tout ses écroulé d’un coup,  je n'en pouvais plus de me dire
que mon père avait fait un accident, cela me semblait impossible.

Béatrice nous emmena chez elle. Elle revient de l'hôpital à 6h00
du matin  et me dit que mon père est entre la vie
et la mort. L’accident était très grave.
Là c’était le pire,  je n’y croyais pas. Le lendemain on nous dit que les
résultats seront bientôt la. Ce jour arriva plus tôt
que prévu,  on nous dit qu’il est décédé.

 Je commence à taper sur le mur, à crier « ma vie c’est mon père ».
Il a toujours  été là pour moi. Le soir même je vais à l’hôpital mais j’ai peur
de le voir car on m’a dit qu’il était vraiment arrangé.
J’ai débord  été voir par la camera de surveillance et ce fut dur!
Le lendemain j’y suis retournée avec la certitude de le voir.
Effectivement, je le vois et là,  je commence à crier à mon père que je l’aime, j’étais
en larme, je ne peux plus  voir mon père dans cet état. José est sorti avec moi de la chambre.

Ensuite,  les funérailles.
Le premier jour a été le plus dur, impossible de me dire que mon père était dans ce cercueil.

Et puis, c’est l’enterrement. Le jour le plus dure après sa mort, le voir dans une urne et me dire que c’est tout ce qui reste de lui.

Maintenant qu’il est parti, je me dis que vivre avec lui a été la plus belle chose dans ma vie, j’ai eu la chance d’avoir un père qui m’aimait, qui me protégeait et qui était toujours là pour moi.

Tu me manques, Papa !
il m’a mis au monde mais moi, ça sert à quoi d’être toujours de ce monde alors que ma moitié est décédée ?

 

Je t’aime, Papa

 

Texte en hommage à Richard Mélisse dédié à son épouse et ses enfants. (lu par Cécile jacob)

 

C’est humblement et sans prétention que je me permets de me faire la porte-parole de Richard. Je pense que c’est ce qu’il vous aurait dit.

 Vous tous qui m'aimez aujourd'hui, j'aimerais tout simplement
vous demander de conserver, tout au fond de votre coeur, une toute
petite place pour moi dans le coffre-fort de votre tendresse.

J'ai partagé avec vous des moments inoubliables. J'ai écouté avec
toute l'attention de mon coeur les secrets et les aveux que vous avez
bien voulu me révéler.

Il faut essayer d’ éviter de pleurer mon départ puisque je continuerai de vous aimer jusqu'à la fin des temps; je vous parlerai en rêve et je veillerai sur vous, je guiderai chacun de vos pas afin de vous conduire vers le bonheur et surtout, je demanderai à un ange  de toujours vous protéger.

Je vous ai quitté, il y a un an, j'avais accompli la mission qu'on m'avait confiée: celle de répandre autour de moi de l'amour, de l'amitié et de la joie de vivre. J'ai toujours aimé sans demander en retour mais je sais et je ressens jusque dans mes tripes avec quelle force certains d'entre vous m'ont rendu cet amour...

Toi Carine qui a été un amour de rêves, toi qui a été mon plus grand amour, Je ne suis plus là pour prendre ta main et il ne te reste  plus que le souvenir de mon corps contre le tien, je veux que tu te rappelles jusqu'à ton dernier souffle que je t'ai aimé plus que ma vie! Il est difficile et pénible d'accepter la disparition définitive de quelqu'un qu'on aime mais la vie continue et quoi qu'on fasse pour soulager sa peine, il faut savoir se résigner et demander au ciel le courage de continuer son chemin sans l'autre...

A vous mes enfants chéris, Ashley, Amanda et Jimmy, je vous laisse le testament de mon amour pour vous et que mon souvenir embaume avec douceur vos moments de solitude et de désespoir. Je vous ai aimés, je vous aime et je vous aimerai pour l'éternité! Je ne m’enfuis pas, je vole ! Ce n’est pas un adieu, mais un au revoir. Restez unis en souvenir de moi, c’est mon souhait le plus cher. Maman continuera à vous parler de  moi et lorsque vous êtes tristes, regardez l’étoile qui brillera le plus fort, ce sera moi, votre papa  devenu « Prince des étoiles ».

 Je vous aime.

RICHARD DU CIEL

Vidéo-débat

Malgré ce jour pénible, Carine, notre nouvelle bénévole avait lancé invitation pour une sensibilisation. Merci à Pascal et Hubert pour leurs présences. Après avoir diffusé le DVD chocs (il y en a plus d'un qui a détourné la tête ! ), s'en est suivi le témoignage bouleversant d'Hubert, papa de Patrice Verbruggen, traumatisé crânien suite à un accident de la route.

Si le public n'était pas nombreux, nous pouvons dire que cette prévention a atteint son but.  Beaucoups d'entre eux, jeunes et moins jeunes ont pris conscience de ce que pouvaient engendrer certains comportements au volant.

Pour terminer la soirée, un petit parcours était rapidement mis en place afin de permettre au public de passer le test de la conduite sous influence, en portant les lunettes Fatal Vision.

Nul doute que le club "La Mante Belge" avec Carine réorganiserons ce genre de prévention dans un avenir plus ou moins proche.

Mission réussie pour le GAR et notre organisatrice bénévole, Carine.

Quelques photos :

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